jeudi 16 juin 2011

Desert de Gobi







 



On souhaite se rendre au desert de Gobi mais si on passe par une agence a Oulan Bator cela va nous couter trop cher. On decide d y aller seul avec les conseils de Kishigee qui nous indique les lieux a visiter et le prix d un chauffeur sur place pour trois jours. On aimerait faire un trekk mais comme il y a seulement 0.8% de la population qui y vit et que l eau y est rare, on y renonce.

Grace a l aide de Bognia (soeur de Kishigee) et notre chauffeur de taxi attitre, on trouve enfin un bus pour Daranzadrate apres deux jours de recherche. Durant ce temps, on visite le monastere Gandantegchenling ou une ecole bouddhiste est toujours en activite. On entre dans le temple principal et on reste sans voix devant une gigantesque statue de 26.5 metres recouverte d or qui respresente Janraisig. Les gens sont en admiration devant elle, alors que pour le Guims elle y fait peur. Dans une autre partie du site, on assiste a des chants de priere par des moines bouddistes. Les instruments de musique nous font penser au film '7 ans au tibet' et la Sand cherche Brad desesperement. On a le sentiment d etre a une grande montee vers paques :  rires des jeunes moines, regards echanges et ils se taquinent. Dans l apres-midi et comme le temps le permet, on profite de decouvrir la ville depuis ses hauteurs avec notre chauffeur de taxi attitre. La, on est surpris de voir autant de personnes mongoles se promener sur le point de vue. Il y a meme diverses animations principalement pour les enfants. Lorsqu on retourne a la maison, les rues sont bondees et c est la fete. C est a ce moment-la qu on comprend qu aujourd hui c est la fete des meres et des enfants (01.06.2011). Dans l attente de partir au Gobi, on passe beaucoup de temps avec les neveux et nieces de Kishigee, Zaya (14 ans) et son frere Zemtlang (12 ans) ainsi que leur cousin Ilmo (7 ans). Ils sont tous les trois adorables et ensemble on rigole bien. Tout ce petit monde dort chez Kishigee.

Dans l appartement c est le bronx. La salle de bain est en travaux pour la future guesthouse (un des nombreux projets de Kishigee). Il y a de la poussiere absolument partout et on decide de tout nettoyer pour ameliorer notre vie en communaute. En meme temps, on dort parterre et sans vous mentir ca nous eclate de tout nettoyer. Pour le Guims, c est bien la premiere fois.

Jour J, enfin on prend le bus direction le desert. Nos places sont situees juste derriere le chauffeur et on est dos la route. On ne sait pas encore que le moteur se trouve juste sous nos fesses. Durant le trajet, la chaleur degagee par celui-ci rend notre corps en ebullition. Par chance, on a un peu d air qui vient de l ouverture du toit. C est la guerre entre les personnes qui veulent fermer du au courant d air et ceux qui veulent ouvrir du a la chaleur. On essaye d un peu dormir mais comme tout le monde s etale, on se retrouve coincer. A chaque bosse, on bouge et il est impossible de maintenir notre nuque. Apres 14 heures de bus, 3 arrets pipi, 1 pause souper on arrive a destination avec 2 h. d avance. A Daranzadrate, les rues sont desertes mise a part quelques joggers car rien n ouvre avant 9h00 et qu il est 6h00 du matin. Malgre le froid, on se couche sur des bancs pour dormir un peu. Au bout de 30 minutes, la Sand a froid et reveille le Guims qui dort a point ferme. On se promene dans le village afin de trouver un chauffeur avec voiture. On s arrete devant un panneau publicitaire de location de voitures et on essaye sans succes de comprendre les prix affiches. En passant devant un cafe, une dame nous invite a entrer alors qu il est 8h00. Elle est un peu pompette mais tres sympathique. On lui explique qu on cherche un chauffeur et elle nous propose son fils. Une femme vient discuter avec nous des tarifs en anglais. Finalement, ce n est plus le fiston de la dame qui pourrait nous emmener mais un ami. Lorsqu il nous donne son prix pour 3 jours, cela correspond a un salaire moyen d un mois en mongolie sans compter l essence. Comme il exagere, on refuse. On sort du cafe et dans la grande rue, on accoste un monsieur. On lui explique ce que l on cherche en lui montrant le panneau publicitaire de location de voitures. Sans dire un mot, il nous montre de le suivre. Grace a lui, on trouve enfin un chauffeur ou le prix nous convient. Il s appelle Batrick et il est d accord de partir de suite. Il a juste besoin d aller chercher ses affaires chez lui, pendant qu on fait les courses dans le shop de sa famille. En l attendant, une personne qui construit un mur vers l epicerie demande au Guims un coup de main ce qu il accepte. Apres trois brouettes remplies de briques, cette personne revient avec une brique de jus de pomme qu il nous offre. Il nous propose aussi de gouter a sa vodka ce qu on accepte volontiers. Nous voila partis.

Les moments forts sont :

- Dans le desert du Gobi, on marche sur de la glace eternelle. Joli paysage mais pour nous, cela est une attraction pour les touristes. Effectivement, la glace se trouve dans un parc payant.

- L invitation d une famille nomade a passer la nuit vers la ger (yourte) et a vivre des le lendemain un djidjik (petit) Naadam. On assiste a la preparation des chevaux ou ils sont tunes comme pour une course de voitures (coiffure, brosser, nettoyer, tresser la queue, coller des tissus sous les sabots et meme certains devait etre probablement lustres). Ce qui nous etonne le plus est de voir l attention qu il porte a ces animaux. Le lieu du Naadam est un lieu sacre ou se trouve un "Ovoo". Il est dresse en l honneur des Esprits des lieux. Il est consitue de pierres, de branches de pins ou de melezes. Ensuite, durant les ceremonies ou un simple passage sur le lieu, chacun ajoute son tribu. Par exemple une pierre, un khadag (echarpe bleue), crane d animaux etc...et il faut faire trois fois le tour dans le sens des aiguilles d une montre en posant les objets. Le Guims participe a une ceremonie bouddihiste sur un autre lieu sacre ou seul les hommes ont droit d y assister. Ensuite, on assiste a la course de chevaux monte a cru par des enfants ou la distance parcouru nous parait tres longue. Le gagnant est l etalon de la famille qui nous a invite. Comme on a encore de la route, on les laisse et on est content de leur acceuil .

-Les dunes de Khongorin Els sont longues de 85 km et donne l impression d avoir ete pose entre la steppe et les montagnes. Lors de notre montee sur une des plus hautes dunes, on entend un bruit particuliers qui ressemble a un bruit d avion. On regarde en l air mais rien. On apercoit des personnes qui descendent de la dune ou a chaque fois qu ils s arretent le bruit s arrete. En realite, la dune chante sous leurs pas. On continue notre ascension qui est franchement epuisante. On avance de trois metres tout en reculant d un metre et ensuite on fait une pause pour reprendre notre souffle. Lorsqu on arrive enfin en haut apres une heure de marche, on est... autant surpris que meduse par le spectacle qui est devant nos yeux. L emotion est a son comble et on reste un bon moment a contempler l immensite. Puis, le Guims decouvre qu il peut faire chanter la dune en marchant sur la crete et s amuse comme un enfant. En redescendant, on s eclate a faire chanter la dune de facon differente, juste incroyable a entendre. C est le moment le plus beau de ces trois jours.

- En rentrant des dunes, le chauffeur se perd dans l immensite du desert. On se retrouve chez des amis qui nous invite a participer au coupage de couilles des moutons et chevres. Non, ce n est pas un gag ! Le Guims deguste a nouveau alors que la Sand est degoute surtout qu elles sont enormes ! Des nomades partagent leur tabac avec nous ce qui est une coutume de bienvenue en mongolie. Ils ne sont pas obliges de le faire c est selon leur envie. On part pour decouvrir les traces de dinausores et en route notre chauffeur nous fait decouvrir une oasis ou l eau est pur et sacree. La, alcool a gogo ! on boit une bouteille de whisky de la region avec de l eau fraiche de l oasis et la Sand est pompette. On est decu par les traces des dinausores car un simple ossement est considere comme un dinausore. Par contre, le paysage est magnifique avec des roches rouges. Notre chauffeur nous amene chez des amis qui distillent de l alcool de lait de chamelle. Coktail a gogo plus biere pour le Guims. On goute aussi du lait de chamelle frais qui est absolument delicieux. Sur le chemin du retour, le chauffeur est bourre et le Guims a mal au ventre. Notre chauffeur nous emmene voir sa famille sans demander notre avis et on se laisse guider.

Le desert de Gobi est tres particuliers par la diversite de ses paysages qui sont tantot des plaines de cailloux, de sables, de dunes, de montagnes et d herbes vertes. Il y a meme des loups qui y vivent.

Arrives en voiture avec un chauffeur chez des nomades est tres different que d y arriver a pied. On se sent comme de vrais toursites et consideres comme tel jusqu au moment ou l on raconte notre experience chez Nemenjin. Leurs regards changent sur nous et l accueil y est different. Par exemple, vers les dunes on a demande de l eau a une ger et ils ont refuse en nous envoyant acheter de l eau au seul hotel du coin.

De nouveau, lors du paiement de notre chauffeur, l alcool plus la pression des autres chauffeurs nous met dans une situation delicate. On payera finalement plus cher que prevu. On est decu car on est considere comme une source potentielle d argent. On remarque a nouveau la mauvaise influence qu a l argent sur certaine personne.

Vive les trekk a pied.

mardi 31 mai 2011

Trek au parc naturel d Hustai








Depuis notre retour a la capitale, on passe du temps a organiser la suite de notre voyage et on profite de la presence de Namenjin qui est la pour affaires. On loge tous chez Khishigee ou on passe de tres bons moments avec tout ce petit monde.

On se rend a l ambassade de chine pour avoir des informations sur le visa double entree. Sans rien y comprendre, ils prennent nos formulaires non signes, nos passeports et nous demande de revenir lundi prochain. A notre grande surprise, notre demande est acceptee pour un mois sans avoir besoin d aucuns justificatifs (reservation hotel, vol aller-retour) !

Enfin un bon restaurant avec legumes et viande grillee. Lors de la fameuse armee mongole de Chingis Khan, les soldats grillaient leur viande sur leurs boucliers et utilisaient leur epee pour la retourner. Ce restaurant cuisine de cette maniere en souvenir de ce temps-la.

On decide de partir en trekk au parc d Hustai. Cette fois on a prevu assez a manger et le parcours nous parait correct. Notre chauffeur de taxi attitre nous amene au point de depart de notre marche. Avant de partir, on souhaite etre sure d etre bien situer sur la carte alors on demande conseil au nomade du coin. Voila qu une longue et interminable discussion commence. Ils ne veulent pas nous laisser partir seul a pied etant donne que pour eux le trajet est trop long. En Mongolie, la marche est mal consideree et il y a que les pauvres ou les malheureux qui marchent. On leur explique qu on a l habitude de marcher, qu on est bien equipe (eau, tente, sac de couchage, nourriture) mais rien y fait. On prevoit de faire 25 km le premier jour mais on en fera que 15. Le chauffeur nous conduit 40 km plus loin a un prix raisonnable. Apres une mise en jambe, on a droit a une delicieuse salade de poulet-legumes, deux cuisses de poulet avec patates grilles et legumes. Tout cela a ete prepare par la soeur de Khishigee qui est une tres grande cuisiniere et elle l a fait juste pour nous.

Durant notre soiree, on se rend compte que la Mongolie est immense et qu il y a des pistes qui vont dans tous les sens. Notre carte au 1:500000 est peu precise. Heureusement grace a la boussole on arrive a se situer. Notre premiere nuit sous tente en Mongolie est chaude comparee a la Russie.

Le lendemain on reprend la route a 6h00 pour eviter la chaleur. On veut entrer dans le parc sans qu on nous voit car il est interdit d y camper. On arrive tranquillement a l entree, la barriere est ouverte et il n y a personne. On passe 300 metres plus loin deux nomades avec un troupeau de chevaux s arrete vers nous. On pense tout-de-suite qu ils vont nous demander de rebrousser chemin mais il n en est rien. Ils nous demandent juste si on a besoin d eau.  On a beaucoup d admiration pour les nomades !

Le parc est de toute beaute. Les differentes marmottes et les chiens de prairie (c est comme cela qu on les nomme) ne cessent de s amuser devant notre regard meduse. A plusieurs reprises, on croise des voitures, dont des gardiens du parc, qui ralentissent et nous regardent d un air surpris mais qui continuent leur chemin.

Apres 15 km, on arrive a l observatoire qui se trouve au centre du parc. On entre dans la ger des gardiens qui nous accueillent avec un the sale. On fait la rencontre de Bagui qui parle anglais. Il nous fait une petite description du parc, des differents animaux qu on peut voir et des endroits ou ils se trouvent. On en profite pour lui demander si l on peut marcher seul dans le parc pendant cette journee. En faisant cela, il ne nous est pas possible de ressortir et on lui demande s il on peut dormir ce qu il accepte. Entree sans agence, sans payer l entree du parc, a pied et y dormir c est tout ce qui etait interdit de faire sur les sites des agences mais impossible n est pas mongole. On est plus que content. Comme le ruisseau indique sur la carte est asseche et qu on a besoin d eau, il nous en donne.

Les deux particularites du parc Hustai sont qu il est le plus grand de Mongolie et qu on peut observer les chevaux sauvages de Przewalski. Ils ont ete reintroduits en Mongolie ces dernieres annees car l espece etait en voie de disparition. Il y en a environ 230 dans le parc. On demande a Bagui ou on peut les voir et il nous informe qu ils sont dans les montagnes a cause de la chaleur. Si on grimpe la montagne juste derriere nous, on pourra peut etre les apercevoir !  Tout motives, on grimpe avec nos sacs a dos et la, il n y a aucun chevaux et il fait hyper chaud. Comme nos estomacs crient famine, on pique nique et on fait une bonne sieste. Avant de repartir, le Guims nous fait des caches nuques avec son marcel de la Migros car on souffre du soleil. Bon moment de rigolade pour trouver ce qui convient le mieux. On a l air bete ? 

On retourne a l observatoire pour demander a Bagui le parcours pour le lendemain mais il est absent. On rencontre un hollandais (ecologiste) et une francaise (benevole) qui sont la pour observer les chevaux. Ils nous informent que les chevaux sont dans les montagnes et qu on peut les observer soit le matin soit le soir a 1 km de la.

Pour le retour, on a deux possibilites de trajet. Le premier refaire le meme trajet en sens inverse vers le nord ou le deuxieme sortir du parc en passant par la vallee au sud. Seule hesitation si on passe par le sud, on doit traverser deux rivieres. On se renseigne afin d etre sure de pouvoir les traverser. L eau est environ a 1m au maximum a certains endroits. Par contre, il ne faut pas boire l eau qui provient d Oulan Bator car elle est polluee. On se retrouve seul et Bagui ne revient pas. Le Guims propose : "si l on voit les chevaux, ce soir ou demain tot on prend le chemin de la vallee. Si on n en voit pas, on reviendra sur nos pas".

Vers 20h00, on marche 1 km en se demandant ou sont les chevaux et tout-a-coup, chevaux sauvages, biches, marmottes et lievres sont sous nos yeux ebahis ! Quel magnifique spectacle que la nature nous offre. On reste la, a les observer comme deux enfants qui decouvrent pour la premiere fois un zoo.

6h00 du matin depart direction la vallee. Le temps est couvert et il ne fait pas trop chaud. On observe bien les montagnes au cas ou on devrait faire machine arriere et on se situe regulierement sur la carte. On arrive gentiment dans la vallee et le temps nous inquiete car au loin il a l air de pleuvoir fortement. On tombe sur une piste et deux nomades en moto qui s apprete a aller pecher nous demandent si tout va bien. On constate que dans la vallee il y a des yourtes ce qui nous rassure. Apres 5 h. de marche, on s arrete pour faire une bonne pause avec diner et sieste sous un peu d ombre. On repart et a l approche d une ger une dame nous fait de grands signes. On en profite pour lui demander ou on se situe sur la carte, ou peut-on traverser la riviere et si on peut avoir de l eau. Sous la ger, la famille nous offre des biscuits, de l orum, du yogourt (tarak), du tse et une photo apres avoir regarde leurs albums. Elle veut qu on soupe et dorme la et on lui explique qu on doit continuer car nous sommes a 25 km du village ou l on veut se rendre. Il nous propose de traverser la riviere avec leur voiture ce qu on accepte avec grand plaisir. Pour l autre riviere, il y a apparemment un pont.

Encore 10 km, la Sand a mal au dos et on decide de s arreter des la prochaine ger. On est a nouveau bien accueillis dans une famille nombreuse ou le grand pere discute avec le Guims. On soupe du mouton et ils sont d accord pour qu on dorme sous tente a proximite de leur ger. Juste avant de poser la tente, le grand-pere nous demande de sortir et on voit une gigantesque tempete de sable qui arrive sur nous. Premiere fois de notre vie qu on assiste a un tel spectacle. Epoustouflant de voir a l est du soleil et ciel bleu et l ouest un nuage de sable qui enrobe petit a petit toute la vallee. 10 min. plus tard, on est tous dans la ger a se suspendre a la partie centrale de la yourte pour eviter que le vent s engage ce qui pourrait la retourner. On est heureux d etre la avec eux et de ne pas etre seul sous la tempete. Notre bonne etoile continue a nous suivre. On monte enfin la tente sous un vent violent et le Guims a soucis que cette derniere ne se dechire.

Alors qu on est deja couches, le grand-pere nous appelle et nous propose de nous conduire en voiture a Oulan Bator car le fameux pont est apparemment detruit. On accepte volontiers car on n est pas a 15 km et cela nous evite de faire du pouce d Altanbultug a la capitale.

La nuit n est pas top et au matin apres un dejeuner et un diner, on part de la ger vers 9h00 avec les deux grands parents, leur fils et ses deux enfants. En realite, toutes ses personnes rentrent chez elles a Oulan Bator. 1h00 apres nous voila dans la peripherie de la ville. Comme on a fait des photos avec la famille, on leur propose de leur offrir. Au moment de payer, le fils remarque qu on a de l argent et il veut qu on lui paie ce trajet comme le taxi. On n est pas d accord de payer et on leur explique nos raisons. Alors ils nous rendent nos sacs a dos et on leur dit au revoir dans de bons termes. Le fils nous demande si on prend un taxi pour aller en ville car il y va et on l informe qu on va a pied.

On remarque que l argent a une mauvaise influence sur certaines personnes et cela peut changer la relation.
Le fils a change son regard sur nous des qu il a vu notre argent. Par contre les grands-parents qui sont d une autre generation nous quitte avec le sourire.

Petite anecdote, lorsqu on raconte a Khishigee qu ou voulait se rendre a Altanbultug elle eclate de rires jusqu aux larmes. Le nom du village signifie "source en or" et avec notre prononciation cela donne "couille en or".

mercredi 25 mai 2011

Vallee d Orhon











Oulan Bator est une ville en pleine expansion, tres polluee, peu interessante et ou les contrastes entre richesse et pauvrete sont choquants. Les chauffeurs de voiture klaxonnent pour un rien car ils n ont aucune patience. Les pietons n ont aucun droit et s il y a un accident ils seront en general responsable. Les personnes ne font pas attention aux autres que ca soit au marche ou on se fait sans arret bouscule ce qui enerve particulierement le Guims ou dans les cyber cafes ou les jeunes hurlent devant leur jeu d ordinateur. Apres discussion avec Kirghish (amie mongole rencontree sur le site de forum voyages qui est guide et parle le francais), elle nous explique que cela fait seulement 20 ans que le pays est sorti du communisme et que la population profite a l extreme de cette nouvelle liberte qui etait impossible avant.

On passe cinq jours a la capitale ou on essaye d obtenir un visa pour 4 mois mais sans succes. Seul solution, faire 2 mois en Mongolie, ressortir sur la Chine et revenir pour un mois. On fait toutes ces demarches grace a l aide de Kirghish qui nous emmene d administration en administration. Elle nous donne egalement beaucoup d explications sur son pays et son peuple. Les bons moments a Oulan Bator sont les fous-rires avec elle et notre chauffeur de taxi attrite ! C est aussi grace a elle, qu il nous est possible de vivre trois semaines chez une famille nomade qu elle connait.On est heureux de quitter la capiale car tout nous enerve ici !

On prend le bus local a 17h00, on tombe dans les bouchons, on s arrete a plusieurs reprises pour prendre des gens et 2h apres on est toujours dans la capitale. Tout-a-coup, le chauffeur donne son portable au Guims et Kirghish nous informe qu il y a une tempete de neige et qu on ne peut pas sortir de la ville ce soir. Il faut donc qu on dorme sur place ! Ne sachant ou dormir, on demande au chauffeur de dormir dans son bus et il accepte. On se retrouve a dormir a quatre dans son bus. Nuit memorable !

Le lendemain tout content on repart en ne sachant pas ce qui va nous arriver. On a droit a une crevaison du pneu arriere a 100 km/h (ca fou un peu les boules ), ainsi que 30 cm de neige sur la route ou notre chauffeur circule tantot a droit tantot a gauche pour eviter les tas de neige et les camions en panne. Pour finir, il n y a plus de route goudronnee et le bus s embourbe en tentant de traverser une riviere. On se dit qu on ne va jamais y arriver ! Apres 10h de bus, on arrive a Bat Oulzy chez Nemen Jin (chef de la famille nomade) qui loue une demi-maison au village pour la scolarite de ses enfants. Comme il est tard, on dort sur place avec ses derniers tous alignes parterre!  Le lendemain, Maya (frere de Nemen Jin) nous conduit en jeep a la yourte qui se trouve a 50 km du village. En chemin, on s arrete observer des chutes d eau tres connues mais comme il y a longtemps qu il n y a plus plu on voit qu  un petit filet d eau. Apres une heure et demi de jeep, on decouvre le lieu ou on va vivre durant 3 semaines. C est la qu on replonge en enfance au milieu de tous les animaux qui nous entourent. Tzetzegue (epouse de Nemen Jin) et Chimik (soeur de Nemen Jin) nous acceuille avec du Tse (the sale au lait de yack) ainsi qu un repas. L apres-midi passe rapidement a observer les taches de ces deux  nomades. Arrive au soir, de nouveau un souper qui tient au ventre. Depuis notre arrivee au village, on n arrete pas de manger des repas consistants et on n ose pas refuser un deuxieme bol. Meme que la Sand refile tous ces morceaux de gras au Guims car elle ne peut les avaler. Lors de notre premiere nuit, on se retrouve seuls sous la yourte car les filles sont parties en moto pour eloigner un loup et c est la que le Guims en profite pour vomir ces tripes.

Pour que vous compreniez ce qu on a vecu durant 3 semaines, on vous presente une journee type chez les nomades.
- Reveil (6h30), ranger nos lits, boire un tse.
- Liberer les chevaux de leur enclos (les enclos en general servent a proteger les bebes des attaques de loup durant la nuit)
- S occuper des chevres-moutons (liberer les males, donner a chaque chevre son chevreau pour le nourrir car les petits dorment ensemble), puis chasser les meres de l enclos et retenir les bebes pour eviter que ceux-ci ne les suivent dans la plaine, nettoyer l enclos (enlever les poils des barrireres, peller les crottes) et enfin petit dejeuner (tse, yogurth, pain, orum (creme de yack) avec du sucre ou les restes du soir avant).

Bien sur la journee ne s arrete pas la.

- Chercher le troupeau de yack, liberer les bebes yacks car ils dorment ensemble dans un enclos, traire les meres et ensuite les envoyer dans la plaine.
- Retour a la yourte pour preparer le yogurth, l orum et le repas
- Surveiller le troupeau depuis la yourte pour eviter que le troupeau aille dans la foret a cause des loups et si besoin le rechercher pour le ramener dans la vallee. Ceci est une tache de chaque instant dans la journee.


Les apres midis sont varies :
-Chercher de l eau au puits, prendre la laine aux chevres, faire les lessives, couper du bois, faire la sieste, faire des cordes avec la laine de yack, faire le menage dans la yourte, ramasser les crottes de yacks autour de la yourte pour garder l endroit propre, faire des echanges de materiel (cordes-lait) avec les voisins, aider les voisins a demenage leur ger et bien d autre chose selon la saison.

En fin de journee il faut regrouper le betail vers les enclos et rentrer les betes dans un ordre bien precis :
- djidjik yama (bebes chevres), yamas mere et donner a chaque mere son chevreau pour le nourrir
- souper pris rapidement 
- rentrer les bebes yacks dans leur enclos sans leurs meres (taches parfois difficiles car il faut porter les bebes dans l enclos ou leur courrir apres) 
- rentrer les yamas et les huns (chevre et mouton) dans leur enclos
- rentrer les moers (chevaux) dans leur enclos
- preparer nos lits, se laver, manger du yogourth et dodo (21h).

Comme vous pouvez le constater on ne s est pas du tout ennuye. Au debut, on etait des observateurs et apres 2 jours on faisait partie de la famille et on faisait toutes ces taches avec beaucoup de plaisir. On etait comme de vrai nomades et ils nous ont meme donne d autres noms. Le Guims est devenu "Chips" tire de Khingis et la Sand "Toldma".

Voici quelques moments forts:

-Nos estomacs sont mis a rude epreuve car tout ce qu on mange et boit est a base de laitage de yack. La viande est tres riche etant donne que chaque morceau contient du gras. Nos bols sont toujours bien remplis  et au debut on mange tout pour ne pas vexer la cuisiniere. Apres quelques jours ce n est plus possible, nos estomacs vont exploser et le Guims ne veut pas rechuter. La famille a bien compris que pour nous c est un reel changement au niveau de l alimentation alors Tzetzegue n hesite pas a nous faire chauffer de l eau pour du the sans lait ce qu on apprecie enormement. On a beaucoup de chance car Tzetzegue cuisine tres bien et on est surpris comme les repas varient chaque jour avec les meme ingredients.

- Moment tres difficile lorsqu une maman yack met ba et qu une partie de sa matrice sort. C est la 1ere fois qu on entend hurle un animal de souffrance. Avec les moyens du bord, bouteille de pet, corde et etrirer, ils essayent de tout faire rentrer pour eviter qu elle meurt. C est la que nos premieres larmes coulent.

-Journee exceptionnelle et traumatisante ou l on aide a castrer de maniere archaique les bebes yacks, les petites chevres et moutons. Et pour reconnaitre tout ce petit monde, le coupage d oreilles est bien precis. Franchement difficile de voir cela et d entendre leurs cris, surtout pour le Guims qui maintient fermement ces derniers. La Sand les regarde peniblement car ils sont tous immobiles et sans voix. A midi dans les bols, risotto de testicules. Le Guims mange tout et la Sand juste une testicule pour ensuite se faire aider par Nemen Jin.
Dans l apres-midi, castration des jeunes etalons ou quatre adultes munis de cordes sont necessaires pour les maintenir. On ne va pas vous mentir, des larmes ont de nouveau coule en voyant cela. (On apprend de retour a la capitale que pour Nemen Jin, qui procede a la castration, c est un moment difficile mais qu il le fait pour le bien-etre de son troupeau). Pour terminer, percing des nasaux a quatre yacks adultes. Pour le dessert, le Guims goute des testicules de cheval grille et etonnamment il trouve cela bon ! Le lendemain, un bebe chevre est retrouve mort probablement du a la castration et un bebe mouton ne cicatrise pas et a le ventre en sang. La perte de betail fait partie integrante de la vie nomade.

-Durant un apres midi ou le soleil est present, une tempete de neige tombe sur la vallee en un espace temps tres court. Des cet instant tout se precipite : aller chercher en moto le troupeau de chevres et de moutons dans le brouillard sous la tempete, couper du bois pour en avoir suffisamment durant la nuit et pour les jours a venir, ranger les affaires autour de la yourte et regrouper les petits yacks et les chevaux. Quelques jours plus tard, on apprendra que des nomades ont peri dans cette tempete soudaine. 

-Demenagement de la ger pour installer le camp d ete plus bas dans la vallee. On apprend a demonter et remonter une ger ainsi que la fabrication de nouveaux enclos pour le betail. En l espace d une journee tout est fait. Belle journe sous un magnifique soleil.

- Trekk de 2 jours a cheval avec Chimik pour decouvrir la region des huit lacs. Les paysages sont magnifiques tantot on est dans la foret, tantot dans des prairies ou tantot dans des decors volcaniques. Les premieres heures de cheval sont agreables et on fait notre premier galot dans les chemins de foret, que du bonheur ! Comme la Sand n est pas tres sur pour guider son cheval, Chimik tient sa longe comme cela elle peut se concentrer pour trouver une position ou elle est a l aise. Lors d un galot dans une prairie, la Sand sent que son etrier vient de tomber et elle essaye d avertir Chimik qu il faut s arreter sinon... La Sand essaye d arreter son cheval mais il est tenu par Chimik qui va a fond. La Sand hurle de toutes ses forces et Chimik comprend que quelque chose ne va pas et elle s arrete apres 100 metres. La Sand a eu la peur de sa vie et elle ne sait pas comment elle a fait pour rester sur le cheval !
Quelques km plus loin, de nouveau lors d un galot et d un fort coup de vent le Guims et la Sand perdent leurs casquettes, de vrai toursites !!!! gros fous-rires.
Petite pause et repas chez Miga (belle-soeur de Nemin Jin) pour reposer nos muscles mais surtout nos genoux. Quand on descend du cheval on marche comme des canards. Ensuite, on repart pour decouvrir les lacs. 1 heure de galot et de trot ou nos fesses sont mis a rude epreuve et trouve le bon rythme avec le cheval n est pas toujours evident. Le Guims s eclate a galoper dans la plaine ou la sensation de liberte est incroyable mais pour la Sand cette heure de cheval est franchement eprouvante physiquement et elle finit par craquer et en s ecroulant en larmes !
Apres 8 heures de cheval, on est heureux que cette journee se termine. Avant de se coucher, le Guims va avec le voisin mettre les chevaux au paturage. Ce dernier lui demande de monter a cru car l endroit est eloigne. Il monte sur le cheval qui se met au trot et lors de son retour a la ger il a tellement mal a son arriere train qu il demande a la Sand s il peut enfin pleurer.
On passe la nuit au bord d un beau lac sous une pleine lune. Le lendemain, on remonte a cheval pour rentrer  chez Nemen Jin. On est un peu anxieux car on ne sait pas comment nos fesses et nos muscles vont reagir etant donne que les courbatures sont toujours presentes. On rentre gentiment meme si nos chevaux veulent tout le temps partir au trot. En route, la Sand a de plus en plus mal au ventre et a la tete et on decide de s arreter pour se reposer une bonne heure. Apres quelques larmes, une gorgee de vodka et deux doses de medicaments, la Sand est sur pied et prete a repartir !
Quand on apercoit la ger, on donne tout en sachant que c est notre dernier galot meme si on ne sent plus nos jambes. Moment de liberte et de bonheur dans cette vallee!
Ces chevaux sont des betes magnifiques, un simple coup de talon et on part au trot et un cri et on part au galop. Ils sont vifs et ont toujours envie de foncer.
Des notre arrivee, on inspecte nos arrieres train qui nous font souffrir. La Sand a quelques hematomes et le Guims a de la peau en moins du a une selle bas de gamme.
Le soir, la Sand se couche et sent quelque chose dans ses cheveux, et bien oui c est un tic et il est enorme !
Durant ce trekk, on a eu l occasion de visiter d autres ger et on se rend compte des differences de moyens des familles nomades.

- On a envie de faire decouvrir a noitre famille un repas suisse avec les ingredients du coin. La Sand passe la matinee a Bat Oulzy faire les courses (2h de moto) pendant que le Guims deguste de delicieux pane cake chez Nara (belle-soeur de Nemen Jin). Le diner (patates-oeufs) est simple mais reussi alors que notre gateau a la creme se solde par de la pate fris du au manque du four. La famille apprecie meme si ce n est pas un repas consistant pour eux.

-La region ou l on vit durant trois semaines contient une faune tres riche et variee. Vautours, nombreux rapaces, chien de prairies, oiseaux, loups, chevaux sauvages sont effarant a nos yeux. Tout ce petit monde, ainsi que les nomades cohabitent ensemble. Chacun assure l equilibre de cette belle nature. On n a pas vu de loup mais il ne se passe pas une nuit ou ils viennent chercher leurs repas vers les enclos des chevres-moutons. C est a ce moment-la que les chiens entrent en jeu pour les faire fuir. Tot le matin, trois petites chevres ont ete mordues par un loup mais il a fui suite aux cris de Tzetzegue. Deux loups ont voulu attrape un poulain en plein apres-midi et Tzetzegue est de nouveau intervenu pour eviter le pire. C est le seul moment ou on aurait pu en voir mais on etait en trekk a cheval.

-La Sand et le Guims ont vecu la meme experience mais a des moments differents. Un soir, le Guims sort de la ger pour aller faire pipi. En pleine action, trois yacks lui foncent dessus et s arretent a environ 1 metre. Il a deja range le matos par crainte et se prepare a fuir. Un matin, la Sand sort de la ger pour aller faire pipi au milieu du troupeau de yacks. En plein besoin, elle entend derriere elle un bruit. Elle se retourne et c est un yack qui lui fonce dessus. Elle se deplace et le resultat est qu elle est s en met partout. Moralite, les yacks finiront toujours par s arreter mais resterons vers vous quoique vous fassiez en attendant votre precieux liquide contenant du sel.

-La communication se passe tres bien avec la famille. On communique beaucoup par le regard, les gestes ou les dessins. On reussit toujours a se faire comprendre ou a les comprendre. Pour nous aider, on a avec nous un livre avec une liste de mot en francais-mongole et avec cela on fait des bouts de phrases. La langue mongole est difficile au niveau de la prononciation car un mot va signifier quelque chose et si on ajoute une consomme il veut dire autre chose.

On a vecu une experience unique et authentique aupres d un peuple rayonnant de bonheur et respectant la nature. On a appris a vivre de maniere simple sans superflu ou chaque moment est precieux. Cette famille a conscience de l importance de chaque petite chose comme l eau, le bois ou la nourriture et rien n est gaspille. Ils nous ont enseigne une partie de leur savoir ou un simple bout de corde peut servir a bien d autres utilisations.

On remercie Nemen Jin, Tzetzeque, Chimik (poulette), Pouloe pour leur accueil, leur symplicite, leur joie de vivre et tout ce qu ils nous ont fait partage. On fait partie de leur famille et ils sont pret a nous accueillir quand on veut si on decide de devenir nomade. A l heure actuelle ou l on vous ecrit, la question de Nemen Jin est : quand est ce que nous aurons le bonheur de vous revoir ?

jeudi 28 avril 2011

Circumbaikal a pied de Port Baikal - Koultuk












En attendant notre visa mongole, on decide de partir 4 jours en trekk au bord du lac Baikal. Comme de bons petits suisses, on pensait avoir tout prevu et marcher des le 1er jour mais la vie est pleine de surprise !

Le chauffeur nous emmene a  Listvianka et on ne s arrete pas au bon endroit mais a 5 km trop loin. Quand on descend du bus, il fait super froid et le temps est mitige entre la pluie et la neige. 3/4 d heures de marche pour prendre le ferry mais on le louppe pour quelques minutes. On doit alors attendre 2 heures le prochain alors on visite le musee du lac Baikal qui n a rien d extraordinaire mais qui nous a rechauffe. Sur le ferry, Michel veut absolument discute avec nous mais bien sur en russe. Il nous fait un signe particuliers qu on ne comprend pas et on pense qu il veut nous inviter a dormir. On est un peu reticent car il est un peu pompette. Arrives a Port Baikal, la pluie s est invitee et vu le froid on ne va pas dormir sous tente. On quitte Michel lorsque ce dernier s arrete pour faire pipi. Comme il est deja tard, on va se renseigner au seul  magasin du village ou on n est pas bien recu. Le village compte 343 habitants et on a le sentiment que les touristes ne sont pas les bienvenus. On passe la nuit dans une guesthouse ouverte pour les deux seuls touristes et la dame est tres accueillante.

Le lendemain, tout motives et avec le soleil on part avec nos sacs a dos. Le paysage est magnifique et on s arrete pour prendre quelques photos, tout se passe bien. On ne peut pas se perdre comme on suit les rails. Sur ce trajet, on rencontre personne. A un certain moment, on veut sortir des sentiers battus et on suit un sentier qui tres vite s efface et nous emmene sur les rochers ou cela devient dangereux et on rebrousse chemin pour camper ! Il fait assez frais, l endroit est beau et la Sand fait un feu pour se rechauffer. Le Guims a peur que la tente brule avec les etincelles du feu.On passe notre 1ere nuit sous tente sans trop de soucis !

Au petit matin, la Sand est congelee alors le Guims active pour terminer son sac a dos. Apres 1 heures de marche, on arrive a une mini-gare ou Sergey (un autre) qui s occupe de la gare, nous demande ce qu on fait la car ce n est pas la periode touristique et qu il fait trop froid pour dormir sous tente selon lui. On communique avec les gestes. On lui demande de nous situer sur la carte et c est la qu on se rend compte qu on a peu avance. On lui demande s il peut nous donner de l eau et il nous invite a boire un the chaud qui passe a merveille ! On lui dit notre itineraire et la date de notre arrivee et la, il nous dit : "niet" selon lui c est trop juste pour arriver a la date souhaitee. Il faut que vous sachiez qu on doit recuperer notre visa deux jours apres. Il nous indique ou on peut se ravitailler sur le chemin, car on n a pas pris suffisamment a manger par rapport a l effort fourni. Il veut nous inviter a manger et pour cela il fait le meme signe que Michel : signe qu on comprend enfin ! c est une invitation a manger. Comme on doit avancer, on le remercie et on continue notre periple.
On traverse plusieurs tunnels et au debut on a quelques craintes de tomber sur quelqu un ou sur un animal ! A midi, le repas est maigre : un concombre et 3 morceaux de poisson fume. On arrive enfin au village ou se trouve le magasin apres plusieurs hesitations. On est fatigues car les gros cailloux du chemin de fer nous ont epuises. Grande deception, le magasin contient que des biscuits et il n y a meme pas de pain. On continue de marcher en se nourrissant de biscuits. On fait encore 5 km et on se pose pour la nuit, sans feu cette fois. On partage un bout de saucisson avec un paquet de chips. On va au lit tot car la journee du lendemain sera longue.

Le lendemain arrive apres un bonne nuit et le matin  le soleil nous rechauffe. On part de bonne heure pour marcher environ 30 km et retrouver un autre magasin. Longue journee de marche avec des courtes pauses de biscuits et un reapprovisionnement d eau dans le lac baikal avec la katadyn cassee. Le guims en est tres fache mais par chance elle fonctionne. Dans un tunnel, on rencontre un monsieur bourre qui veut discuter avec nous ! a midi, on se pose pour manger quand on entend un grand bruit, la Sand fait un bon d un metre et on remarque qu une partie de la roche est tombee ce qui nous met en garde pour la suite de la marche.
Sur ce bout de chemin, on traverse de beaux villages ou les gens nous saluent et ou les chiens ne sont pas tres sympas mais ne nous font rien. A notre grande surprise, on tombe sur un endroit digne d une maison de president avec cort de tennis, terrain de basket, deux piscines, port prive, salle de reception, grande maison pour les saunas et plusieurs petites tourelles. La, on apprend qu il nous reste 20 km jusqu au magasin ! A 19h30, a bout de force on arrive au village et le magasin est ferme. On discute avec un monsieur qui nous aide a trouver la personne qui s occupe du magasin. On se fait un festin avec une boite de mini-poissons a la tomate, chips, oignon, crackers sale, oh lala que c etait bon ! Peniblement, on fait encore quelques metres pour piquer notre tente au milieu de dechets. On est fier de nous mais epuiser.

La nuit a ete bonne et au petit matin, on decouvre que la tente a gele ainsi que l herbe. On est heureux d avoir de bons sacs de couchage Valandre pour dormir et la petit coup de pub : une marque qui assure la temperature de confort indiquee ! On parcourt les derniers km lorsqu on apercoit Koultuk, on se sent beaucoup mieux ! Il reste 12 km jusqu a Slianka et nous les faisons avec un marshouky car nos jambes ont besoin de repos !

Ce trekk a ete un bon entrainement pour la Mongolie car certaines choses sont indispensables surtout quand il fait froid et que l eau est gelee au petit dejeuner, ce n est pas top pour commencer la journee ! Le rechaud va doranavant plus nous quitter des qu on l aura achete. On arrive a Irkoutsk a midi ce qui nous laisse le temps d aller chercher nos visas. On deguste alors un suculeux repas japonais (sushi, bidoche, jus de fruits frais) qui fait du bien a nos estomacs. Franchement, la nourriture n est jamais aussi bonne lorsque le corps en a besoin.  voila pourquoi on aime marcher, au retour on apprecice les choses differemment (nourriture/douche/confort...).

Pour information, cette ligne de chemin de fer est utilisee en ete par les touristes en train car le paysage est magnifique ! durant ces 3 jours, nous avons vu 2 trains qui permettent aux personnes du village d aller de temps en temps a la ville.

mardi 26 avril 2011

ile d Olkhon














Ce chapitre va peut etre vous paraitre long mais il est impensable pour nous de le resumer.

Apres plusieurs heures de discussion, on trouve enfin un parcours qui nous permet d obtenir le visa mongole et de sortir a temps de la Russie. Irkoutsk n etant pas tres attrayant, on decide de partir des le lendemain direction l ile d Olkhon. Premiere surprise, on apprend qu il y a des bus que mardi, vendredi et dimanche. Etant un peu tetus, on decide quand meme de trouver un moyen d y arriver en sachant qu un coushsurfeur nous attend pour le lendemain au soir.

Le lendemain, on se retrouve a 9h30 a la gare routiere pour acheter des billets de bus. Premier renvoi glacial, quand le guims demande en russe si on peut acheter des billets. Il se fait engueler sechement par une dame du  guichet qui ne veut absolument pas nous aider. En sortant de la, un taxi-driveur nous propose ses services qui sont trop chers et il nous conseille d aller a la place du marche. A partir de ce moment, on nous renvoit la d ou l on vient (gare routiere-place du marche). A 13h00, toujours pas de bus mais motives a en trouver un. On tombe sur Max, chauffeur de mini-bus qui parle anglais. Il nous dit de rester par la car il devrait y en avoir un. Topo, Max nous trouve un mini-bus qui part a 15h00 et le chauffeur est d accord de nous emmener. Le prix nous convient meme si au depart il etait bien plus bas. Un chouette gars, ce Max !
30 minutes avant le grand depart, deux touristes anglais, Neil et Kewin veulent se rendre sur l ile et durant la derniere heure de bus, on vole car la route ressemble a des montagnes russe. A 19h00, le mini-bus nous laisse seuls devant le lac baikal completement gele. Comment traverser ? en bateau, non il n y en a pas. A pied ? oui, mais la glace est-elle assez epaisse en sachant que les voitures n y passent plus. Le guims appelle notre coushsurfeur pour savoir si selon lui on peut traverser a pied. Vous auriez du voir la tete des anglais ils flippaient deux fois plus que nous, surtout Neil avec sa valise a roulettes. Peu rassures nous nous engageons sur la glace en posant delicatement chaque pied, en discutant de comment secourir l autre s il tombe dans le lac, en laissant plusieurs metres entre nous afin d eviter de tomber tous dans le meme trou et bien sur en contemplant le paysage. Tellement beau mais tout en etant peu rassurant ! Une fois traverse, un taxi vient nous prendre et nous emmene a Khujir chez Sergey.
Sergeiv qui parle le francais nous accueille comme si nous etions des amis proches en nous serrant dans les bras et en nous faisant la bise. Il nous montre notre future demeure (petite cabane), les toilettes qui sont a l exterieur, sa chapelle et les fameuses cloches. On ne vous a pas dit mais il est le sonneur de cloche sur l ile. Sans nous y attendre on se retrouve devant l immensite du lac baikal avec un beau coucher de soleil. Il n y a pas de mots, juste des larmes.
En guise de bienvenu, Sergeiv sonne les cloches. Une soupe et du pain nous attendent dans la cabane chauffee et au lit. On avait prevu de faire deux jours mais comme on s y plait on reste cinq jours.
Voici les moments forts sur l ile :
- Le rire de Zvieto Slave (2 ans et demi) nous a beaucoup plu. C`est le fils de Sergey et d Anastasia et a chaque fois qu il nous voyait il rigolait. Normalement, il n aime pas les etrangers mais au bout de 5 minutes il nous avait adopte. Il est meme venu se balader avec nous sans son papa.
-Nous etions comme dans la petite maison dans la prairie ou la Sand preparait les repas, faisait la vaisselle sans eau courante et bouquinait. Pendant ce temps, le Guims creusait, sortait des grosses pierres et posait des planches pour le futur gite de Sergey.
- Comme ce n est pas la periode touristique, les prix ont vite tendance a changer selon si l on a un bagage, si le bus est rempli, s il y a des bosses sur la route ou si on a pas de monnaie ! Par exemple, on souhaitait aller au Cap Khoboi et revenir a pied en dormant deux jours sous tente. On s est retrouve avec un aller simple en bus pour le prix d une excursion d un jour au cap. Apres en avoir discute avec Sergey, on decide de faire l aller-retour en bus pour profiter de visiter d autres endroits les jours d apres. Le cap Khoboi est un endroit ou l on decouvre l immensite du lac Baikal. On se sent tout petit face a cela. Une simple photo est beaucoup trop petite pour mettre ce paysage dans un seul cadre. La cerise sur le gateau, on a pu admirer un renard qui se baladait sur la glace.
- Apres le dur labeur de Guims, Sergey nous invite a souper le fameux poisson, Omoul, qu on n a pas reussi a trouver au port. Tatiana (nounou de Zvieto Slave) nous prepare un vrai festin : fruits, gateau, miel, pain du pays, pates au beurre, sauce poivron et Omoul fris. Sergey achete meme du vin blanc alors qu ils sont en plein careme parce qu aujourd hui c est jour de fete. On a meme droit a quelques chants russes et on trinque a la maniere russe et suisse.
-Sur la glace se trouve un village de pecheur. Comme le Guims voulait pecher, on part les retrouver avec la crainte de tomber dans le lac. De peur, on pose nos pieds sur la glace delicatement. Une fois arrivee, les pecheurs se moquent de nous car l epaisseur de la glace est d un metre et qu il roule avec leur jeep, aucun risque selon eux ! Apparemment, le matos de peche de Guims n est pas au point et ils lui ont demande s il voulait pecher des poissons d un metre, bon moment de fous-rire.
-Au village, il y a beaucoup de chiens qui aboient lorsque vous passez vers eux mais on s habitue. On est alle voir Sergey a son travail et on s est retrouve seuls a garder une base touristique sans rien y comprendre. Selon Sergey on tombait toujours au bon moment pour le depanner. C est durant ce temps qu on a rencontre croc blanc (nom d emprunt) ressemblant a un berger allemand avec les couleurs d un chien polaire. Il nous suivait partout et il montrait a ces copains qu on etait ses maitres. Particularite, ce n etait pas un chien abandonne.
-Sergey nous propose de manger a nouveau de l Omoul et nous invite a le suivre chez l oncle Victor pour aller en chercher. Resultat on se retrouve a prendre une douche dans le sauna de Victor, petite cahute en bois avec un plafond tres bas. Apres 5 jours sans douche, quel bonheur cette eau chaude ! La generosite de ce monsieur ne s arrete pas la. Il nous propose de souper avec lui du "oura" : soupe de Omoul, qu on accepte volontiers losqu il nous apporte deux chaises. Soiree mythique ou ce monsieur nous a montre que bien des choses se disent sans les mots. A nouveau une cerise sur le gateau, lors de notre retour a la cabane de l Omoul tiede nous attend sur la petite table prepare par Tatiana. Generosite et hospitalite, deux mots qui nous ont beaucoup touche. MERCI ! Ah on oubliait, le Guims a reussi a enleve une arete d Omoul dans le gosier de la Sand, avec une prucelle d horloger !
-Derniere matinee, on participe a une ceremonie orthodoxe ou les natels sonnent et ou les gens chuchotent tout cela sans aucune gene. Pour l equipe de Taize, on a trouve notre prochaine sortie !
- Sergey est egalement guide durant la periode d ete mais ce n est pas un guide ordinaire. Par exemple, il lui arrive de se faire payer en poutre de bois puisqu il souhaite continuer la construction de son gite. Il a etudie la philosophie et a vecu quelques temps dans un monastere en Grece. Ces deux phrases nous ont particulierement marque et remis en question,  "je me suis installe a Olkhon pour m occuper de la chapelle parce que cela m a parle au coeur !", "j aime demande de l aide car j aime rendre les gens utiles". Une personne authentique, humble et avec beaucoup d humour, ce qui a rendu notre sejour inoubliable. 

Si tu nous lis Sergey un grand MERCI a toi, Zviato Slave et Tatiana de la part de la garde suisse d Olkhon.

mardi 12 avril 2011

Transsiberien






A Ninji-Govord, nous arrivons tot le matin apres une bonne nuit. Nos premiers pas nous emmenent dans le quartier pauvre de la ville ou l on nous regarde avec stupefaction. On remarque que l on n est pas sur la bonne voie et on change de direction. Apres une longue marche, nous decouvrons le kremelin avec sa magnifique vue sur la Volga. On decouvre la rue centrale ou adidas, nike et rebook se suivent. Nos estomacs criant famine, on se pose sur un banc pour deguster une orange. Soudain, deux jeunes russes viennent nous parler et veulent qu on signe une carte d anniversaire. Ils ont l air bien pompette et motive a discuter avec les passants. Moment sympathique mais un peu bizarre !

Le soir, on est alle manger dans un restaurant typique du coin. Lorsque la serveuse vient prendre la commande, nous ne sommes pas prets et lui demandons 5 minutes pour faire notre choix. Celle-ci nous repond par un pffffffffffff qui enerve sur le coup la Sand qui veut quitter le restaurant. Mais le Guims a tellement faim qu on reste la. Une fois notre choix fait nous les transmettons a la serveuse qui nous repond qu ils ne peuvent plus en alors avec regret nous choissisons en vitesse autre chose et par chance cela nous convient.

Pour ne pas vous embeter avec nos histoires de repas, nous allons vous parlez des moments forts :



- rencontre touchante avec Catherina dans l eglise de kazan. Une toute petite dame nous parle en russe, des nos premiers pas dans l eglise. Nous suppusons qu on a mal agi et en realite, elle voulait bien nous acceuillir car elle s occupe de l eglise. Elle n arretait pas de parler en russe alors elle a demande de l aide a sa collegue plus jeune. Catherina vient du Tatarstan et en est tres fiere. Elle n arrivait pas a comprendre que nous n etions par marier car dans sa culture on se marie tres tot.

-notre premiere peur est arrivee a 00h30 dans les rues de Kazan (1.1 millions d habitants). Nous nous rendions a la gare pour prendre le train lorsque passant devant une vieille maison, sans porte, ni fenetre avec des dechets partout, nous avons entendu un bruit sourd qui nous a fait completement flipper. N importe quel individu aurait pu sortir de la maison et...
qu est -ce qu on peut s en faire des films dans la tete ? nous avons discute de cela une fois arrive a la gare sain et sauve.

- 28 heures de train entre Kazan et Omsk dans le compartiment ouvert ou la bonne humeur etait de mise, les paysages d immensite ont defile devant nous. Sur ce trajet nous avons fait une belle rencontre avec Mohammed Ali qui nous a appris a jouer au full.

- A Krasnoiarsk nous avons cherche un cybercafe et nous nous sommes retrouve dans une cour delabree avec des personnes tres differentes. Andrai, motard du coin, 1m95 sur sa moto, vetu d habits militaires nous propose de l aide en anglais car il a bien vu que nous etions des touristes perdus. Apres nous informer que les cybercafe avaient fermes car tout le monde a internet chez lui ou sur lui il nous proposa d aller a son bureau pour avoir internet. Court instant mais tres chaleureux avec un jeune homme tres sympathique.

-A mentionner, comme nous voulions voyager de nuit et vister de jour quand nous avons pris les billets depuis Moscou, nous n avions pas pense au decalage horaire de 5 heures, donc nous avons visite Krasnoiarsk de nuit.

- L attente dans les gares fut mouvementee meme si la police etait presente. Nous avons assiste a la corruption policiere. Il suffit de leur donner un petit billet et on peut obtenir beaucoup de petites choses (utiliser l electricite du batiment pour recharger ton natel, entrer se rechauffer alors qu on n a pas de billet de train -sdf). Nous avons egalement vu un monsieur cache une bouteille d alcool sous le radiateur, trop bizarre !

-En tant que patriote suisse, nous avons appris a deux russes sachant peu le francais a jouer au schieb. Nous etions dans un compartiment ferme pour la premiere fois et la nuit a ete tres tranquille. Sur le trajet nous avons discute et il nous a fallu 30 minutes pour expliquer ce qu est les aristochats de Walt Disney a Sacha et Nina nos voisins de chambre. Sacha pensait qu on parlait de lui et qu il etait aristocrate. c etait un bon moment de fou rire. Pour resumer ce trajet, Sacha a pris le dictionnaire russe-francais de Nina qui debute en francais et nous a montre ces deux mots : inoubliable voyage, quel beau cadeau !

Dernier moment fort pour la Sand ca a ete la douche a Irkoutsk apres 4 jours de voyages dans la poussiere, avec de la chaleur (25 degre dans le wagon) et surtout avec nos bonnes odeurs !!!!!

Demain nous partons en trek pour quelques jours.

jeudi 7 avril 2011

Moscou













9 heures de train pour atteindre la capitale !
Nuit agitee entre les ronflements, la chaleur et la lumiere du wagon constamment allumee.
Rencontre improbable avec Gafar et son fils qui rentre gagnant d un tournoi de tennis !
Une chouette conversation debute en passant de l allemand a l anglais. Au matin, nous nous retrouvons dans une belle voiture qui nous emmene faire un tour de la ville avec Renata l` epouse de Gafar. Imaginez les deux petits suisses visiter la ville a la japonaise : arret, photo et depart !
Mais cela ne s arrete pas la ces derniers nous invitent a dejeuner et quel dejeuner: pommes, bannanes, pamplemousses, noix, tartines d oeufs de nemo, oeuf de leur production, cottage, mixte de legumes, jambon, fromage, pain, riz au lait et cereales, on s est juste regale !
On pensait avoir tout vu jusqu`a ce que Gafar nous invite 10 jours en Ouzbekistan son pays d origine. A nous de decider quand nous irons !

En soiree, nous avons retrouve Nikolay et Marina, deux amis russes rencontres a Nendaz qui seront nos guides a Moscou durant le week end.
Ils nous ont acceulli, nourri, loge, chouchoute et nous ont fait partage leur vie a Moscou. Nous avons decouvert des endroits magnifiques ou les touristes ne vont pas, nous avons appris des expressions russes (crevettes, grenoulliere, pegot etc), nous avons goute au Mors, au plat ukranien, poisson seche, ail d ours vinaigre etc..., nous avons appris des mots en russe : paka paka, noch, horocho, vilka etc, nous avons decouvert la rock musique russe et nous avons eu droit a une interpretation de Nikolay, son frere et Marina.
Durant ces quatre jours, nous avons ete surpris par :
- lors d` un bouchon, nous avons vu certaines voitures qui depassent sur le trottoir et celles qui font demi-tour, pour se rendre sur la piste inverse, mettent leur feu de pannes et s amusent a reculer.
- la deuxieme sorte de taxi que nous nommons taxi expresse qui n est autre que l ambulance. il suffit juste d allonger quelques billets et on traverse la ville avec la sirene et on evite ansi les bouchons.
- la difficulte a acheter 4 billets de metro, pour cela nous avons du utilise le langage des signes qui au final a confus la vendeuse ! Imaginez le guims en montrant le chiffre 4, la vendeuse en montrant 2 x2 et la sand montrant le guilms !!!!!

Le Guims a decouvert les bienfaits de la vodka, de la biere et de l alcool fort japonais en compangie du frere de Nikolay et de son pere. Resultat apres 2 heures de voiture dans les bouchons et 3 heures de sommeil il a regurgite sous le regard amuse de Marina. Comme dit le proverbe russe, si tu n es pas en forme le lendemain c est que tu as passe une belle soiree.

Nikolay et Marina sont deux personnes avec une grande hospitalite . Ils se sont occupe de notre bien etre du debut a la fin. Ils ont commande nos differents billets de train pour le transsiberien a 1h00 du matin a la gare tout en sachant qu` ils travaillaient le lendemain. \
Merci a vous pour cette belle rencontre.

et pour nous le voyage continue.