lundi 16 avril 2012

ìle de Lombok










Après 26 heures de voyage (deux ferrys, un bus, un bemo et un petit bateau), on arrive enfin sur l’île de Gili Meno qui est réputée pour la plongée et le snorkeling. On fait le voyage en compagnie de nos deux compères, Olivier et Vladimir qui ont décidé de faire trois jours de snorkeling. On fera une semaine sur cette île et ensuite, on passera une semaine à Kuta Lombok.
 
Les moments forts sont :

-La beauté et la grâce des tortues de mer. Olivier qui en a déjà vues, nous donne des conseils pour les trouver. En général, elles se trouvent sur le reef et quand elles ont besoin d’oxygène, elles remontent à la surface. C’est à ce moment-là qu’il est possible d’en apercevoir. Lors de notre premier snorkeling, la luminosité est parfaite, l’eau est claire et il y a peu de courant. Après 30 minutes dans l’eau, on aperçoit notre première tortue et on est heureux. On l’approche gentiment et elle décide de ne pas se sauver dans les profondeurs. Elle garde ces distances par rapport à nous mais se laisse bien approcher. On l’observe, on voit sa belle carapace, ses voltiges dans l’eau et parfois on se trouve juste au-dessus d’elle. A un moment donné, elle passe entre nous deux et on est émerveillé par ce spectacle. On a également beaucoup de plaisir à regarder la barrière de corail. Malheureusement, une bonne partie a été détruite par la pêche à la dynamite. On peut quand même voire des poissons multicolores, petits, moyens et gros. On observe leur manière de se nourrir ou de se cacher dans les coraux, bref on s’éclate dans les fonds marins. Une fois, on a suivi un gros poisson et tout-à-coup, ce dernier s’est retourné et il nous a regardés. Sa tête était très moche et il avait de bonnes dents. On a eu peur qu’il nous charge mais au final, il s’est détourné et a continué sa route. Un matin, le chanceux Guims a vu un serpent de corail bleu fluo et noir de deux mètres, ce qui est très rare. Durant ce séjour, on plongera deux fois par jour et à chaque fois on verra bien des beautés différentes.   

-Notre endroit préféré. Notre lieu de rendez-vous chaque matin est le « Diana Café », point de départ pour aller observer les tortues. Ce chouette petit bar-restaurant est tenu par des reggae mans sympathiques et qui cuisinent bien. On va découvrir la nourriture sasak, manger des fried bananas à gogo et boire des bananas shake. La nourriture est bonne et peu chère. Le Guims mange le meilleur steak de thon qu’il n’ait jamais mangé.  

-Le jour de nos 1 ans de voyage. Durant la matinée, on a la surprise et la grande chance de voir six tortues de mer dont trois qui nageaient côte à côte. On ne se lasse pas de ce spectacle qui est différent chaque jour. On est enchanté d’être-là. Durant cette année de rencontres, de partages, de découvertes, de difficultés, de doutes, de remises en question, on constate la chance que l’on a de pouvoir réaliser ce voyage. Les nombreuses expériences vécues sont toutes, qu’elles soient positives ou négatives, des merveilleux cadeaux de la vie. Et malgré la distance et le manque avec notre famille et nos amis, on ne s’est jamais senti éloigné d’eux.   

-Les vagues du Guims. On arrive à Kuta Lombok où paraît-il il y a des magnifiques spots de surf. Après avoir loué un scooter, une planche et demandé où se trouvent les endroits, on décide de se rendre à la plage de Mawui. Arrivé sur place, de magnifiques vagues déroulent et le Guims se jette à l’eau. Il tente de prendre une vague mais finit dessous. Quand il ressort la tête de l’eau, il a pied mais… le fond est fait de rochers. Là, il prend peur mais décide quand même de continuer. Voilà pourquoi les vagues sont si belles, car c’est un spot de reef et non de sable. Seul inconvénient, si la chute se fait tête la première, les conséquences peuvent être plus que fâcheuses. Après deux heures dans l’eau, la crainte de chuter a été plus forte et le Guims n’a pas réussi à prendre de vagues. Après s’être renseigné, Mawui est un spot pour de bons surfeurs et qui peut être dangereux. Le lendemain, on se dirige vers d’autres spots que l’on peut atteindre en bateau depuis le village de Gerepuk. L’avantage de ces spots, c’est qu’on les choisit par rapport à notre niveau. Ce sont des spots de reef mais le fond est assez profond donc aucun danger en cas de chute. Durant quatre jours, le Guims prendra un plaisir fou à surfer ces vagues juste parfaites. Première fois dans sa vie, qu’il suit une vague durant dix secondes, descendant au fond et remontant, ou appuyant la main dans la vague pour garder l’équilibre. Beaucoup de progrès en peu de jours et énormément de plaisir. 

Après deux mois et demi en Indonésie, on est content d’avoir visité une petite partie de ce pays et l’on remercie déjà Xavier qui sans lui, on ne serait jamais passé ici. C’est un grand pays avec des cultures – religions différentes et il suffit de passer d’une île à une autre pour avoir l’impression de changer de pays. C’est l’endroit où l’on a découvert les beautés des fonds marins, les eaux turquoises, d’énormes plages de sables blancs et pour le Guims ces premiers volcans.





lundi 9 avril 2012

ìle de Florès












Labuhanbajo est le lieu de départ de nombreuses excursions pour aller visiter les îles de Komodo et de Rinca. Pour s’y rendre, on décide de prendre l’avion car les distances sont longues et on rentrera avec les transports publics. Dès qu’on atterrit là-bas, on espère trouver du beau temps mais au final comme partout en Indonésie, il pleut. Dès le lendemain, on part pour deux jours en bateau voir les dragons de Komodo et de Rinca.  
    
Les moments forts sont :

-Le boss et le homard. On fait la connaissance de ces deux compères à l’aéroport avec qui on partage le taxi et plus tard l’excursion en bateau. Olivier et Vladimir sont de nationalité française. Olivier travaille à Singapour depuis plusieurs années mais il arrive en fin de contrat et il a trouvé un autre travail sur Paris. Vladimir, un de ces meilleurs potes, l’a retrouvé en Indonésie pour passer ces vacances. On passe de bons moments en leur compagnie à discuter de politique, d’actualité et on partage diverses expériences. Ce qui nous a fait beaucoup fait rire c’est la façon d’Olivier d’aborder les indonésiens en utilisant toujours le mot : « hé, boss… ». Pour Vladimir, il s’est attrapé un énorme coup de soleil dans le dos ce qui lui a valu le titre de « homard ».   

- Les dragons de Rinca et de Komodo. On visite en premier l’île de Rinca qui est plus sauvage. Durant la matinée, il y a eu un énorme orage et les sentiers sont inondés. Pour atteindre l’entrée officielle du parc, on doit marcher pieds nus dans 30 cm d’eau. On souhaite aller se promener sur l’île mais pour cela on est obligé d’avoir un guide au cas où un dragon aurait une petite faim. Dès qu’on part se promener, tout près d’une cabane, on voit trois dragons femelles qui se reposent. L’une d’entre elles, décide de se lever et avance vers nous. On est chanceux de voir ce spectacle car là, on se rend compte de la hauteur, de la puissance de l’animal et pourquoi il peut être dangereux pour l’homme. Cet animal est le varan le plus grand au monde. Sa peau et son allure nous font penser aux dinosaures. Durant la promenade, on ne croisera plus de varans. Le lendemain, on arrive sur l’île de Komodo et on ne souhaite pas se promener car on est à la saison des pluies et que c’est rare de trouver des varans. On décide d’aller au restaurant seul qui se trouve à 150 mètres de l’entrée principale. En chemin, on fait la rencontre d’un gros mâle de 3 mètres. On est impressionné par sa taille et la grosseur de son cou. Franchement, on ne fait pas les malins et on a peur de passer près de lui sauf le Guims. On décide de passer près de la plage pour l’éviter et le laisser tranquille mais le Guims décide de passer devant lui à 10 mètres. C’est alors que le varan se réveille et observe avec attention le Guims qui passe devant lui sans crainte. La Sand est pétrifiée et a peur que le varan l’attaque avec son imperméable rouge. Ces animaux semblent paresseux mais cela est trompeur car ils sont très rapides, surtout lorsqu’ils ont faim. Après s’être renseigné, le Guims se rend compte que ce qu’il a fait était inconscient et dangereux. On est très chanceux car on a pu observer six varans.      

-Notre première fois. Au bord de la « Pink Beach » dans le parc national de Komodo, notre bateau amarre. On est impressionné de voir une eau si transparente et d’apercevoir déjà les coraux et les poissons depuis le bateau. On est excité d’aller à la rencontre des fonds sous-marins pour notre premier snorkeling. En vitesse, on enfile nos maillots de bain, on prend masques, tubas et palmes et on saute dans l’eau. La Sand est assez craintive car elle n’a jamais plongé avec un tuba, un masque et n’a jamais utilisé des palmes ! Elle met bien cinq minutes à comprendre le fonctionnement du tuba. Premièrement, elle ne sait pas comment le maintenir dans la bouche. Une fois ce point acquis, lorsqu’elle met la tête dans l’eau, elle arrête de respirer. Le Guims lui explique que c’est l’utilisation même du tuba de pouvoir mettre le visage dans l’eau tout en respirant. Après quelques essais et une ou deux tasses, elle comprend son fonctionnement. Ensuite, on passe à l’utilisation des palmes car cette dernière pédale en ayant les genoux pliés. Plus rapidement, elle comprend qu’en faisant des petits mouvements ça fonctionne mieux. Après ces apprentissages, on part à la découverte de coraux multicolores, de nemos dans les anémones, des étoiles de mer bleues, de bancs de petits poissons et… Il y aurait tant de choses à décrire tellement c’est beau. Sous l’eau, tout est paisible et le seul bruit qu’on entend c’est les coraux qui travaillent. On se situe à quatre mètres du fond, bonne profondeur pour ne rien endommager et de là, on admire paisiblement le spectacle de vie sous-marine. Ce fut pour nous un moment magique et exceptionnel devant cette découverte. Le lendemain, on refait du snorkeling dans un autre endroit et on a la chance de tomber sur un énorme banc de poissons. On s’amuse à plonger au milieu d’eux, ces derniers partent dans tous les sens pour ensuite se regrouper. A nouveau, un moment incroyable entouré d’une quantité gigantesque de poissons.

-La goutte qui fait déborder le vase. Après notre excursion en bateau, on est à la recherche d’un hôtel avec Olivier et Vladimir. On trouve une chambre pour quatre personnes à un prix correct. On déballe nos affaires, la Sand va prendre une douche pendant qu’Olivier va faire le check-in. Là, les choses se compliquent. Il revient énervé car le prix est passé de 20 à 30 dollars car la réceptionniste s’est trompée. Il a tenté de négocier mais sans succès. Le Guims décide alors d’aller discuter et de trouver un compromis. Après 30 minutes de discussion, il n’aboutit à rien et en plus, elle veut qu’on paye de suite car elle n’a pas confiance en nous. Ce qui énerve le plus le Guims, c’est qu’elle lui a dit que le manager n’était pas d’accord de négocier le prix et lorsque ce dernier voulait appeler le manager elle a refusé de l’appeler. Au final, on paye le second prix et on a droit du café-thé que le Guims négocie à nouveau pour le désagrément. Le soir, on sort pour souper et en chemin on rencontre des français qui nous proposent d’aller manger avec eux dans un petit warung. On prend notre repas et au moment de payer, le propriétaire exige le double du prix qui était convenu. On était neufs personnes à souper mais quatre d’entre eux avaient négocié un prix de groupe. Il nous traite de menteurs et on lui demande de ressortir la feuille où il avait écrit le prix de base. Comme par hasard, la feuille a été arrachée mais on aperçoit sur la page suivante du carnet, le montant du repas. Les voix montent et après trente minutes, on payera davantage que le prix négocié. On se rend compte qu’en tant qu’étrangers, on met toujours le bénéfice du doute. A-t-il mal compris ? Comprend-il suffisamment l’anglais ? Bref, en une journée on s’est fait arnaqué deux fois et après lecture dans le Lonely Planet, les habitants de Labuhanbajo ont la réputation d’arnaquer les visiteurs. On hésite à passer encore une journée là-bas mais après cela, on décide de quitter ce lieu pour aller sur l’île de Lombok en compagnie d’Olivier et Vladimir.    



dimanche 8 avril 2012

Île de Bali






On arrive en pleine nuit sur cette île et notre priorité est de faire prolonger notre visa. Quand on arrive devant l’office d’immigration vers 8 heures, tous les employés sont habillés dans la même tenue, musique à fond et suivent les pas du professeure d’aérobic. On est surpris de voir cette activité. Après s’être renseigné, on apprend qu’ils font cela tous les vendredis matins. On fait notre demande de prolongation sans difficulté. Seule surprise, on ne peut le récupérer que la semaine suivante. On pourrait passer par une agence et l’avoir dans la journée mais cela nous coûterait le double du prix. 
Les moments forts sont : 

-Un artiste sympathique. En sortant de l’office de l’immigration, on ne sait pas quoi faire : rester à Denpasar, se rendre à Kuta ou aller à Ubud. On ne peut se décider car on n’a pas dormi de la nuit et on est crevé. Soudain, un gars nous demande où on se rend et s’il peut nous aider. Là, perplexe on ne sait quoi lui répondre. Fuad nous explique qu’il vit à Ubud et que c’est une belle petite ville qui est plaisante pour passer quelques jours. Comme il rentre chez lui en voiture, il nous propose de nous y emmener. Comme d’habitude, on se méfie un petit peu mais au final, on arrive à Ubud. Ce dernier nous explique où on peut trouver des guesthouses. Après avoir bu un verre en sa compagnie, il s’en va et nous laisse-là. Il nous laisse son numéro de téléphone en cas de besoin.

-Virée en scooter au temple maudit. On part de bonheur visiter les alentours d’Ubud où on voit de belles rizières en terrasse. Quand on arrive vers le temple, on paye l’entrée ainsi que le parking. On roule encore un kilomètre et on dépose le scooter. Là, il y a un poste de contrôle où un gars nous sort ce discours : il y a des cérémonies en ce moment et vous devez prendre un guide pour faire la visite autrement vous ne pouvez pas y entrer. Après une courte discussion entre nous, on pense que c’est une arnaque et on décide d’y aller seul. Après avoir marché une centaine de mètres, on aperçoit le temple et on y entre. A peine avoir franchi la porte d’entrée, cette fois ce n’est plus un guide mais un gardien du temple qui nous accoste. Même discours qu’en bas, on lui explique gentiment qu’on ne veut pas de guide et qu’on veut se promener librement. Arrivé devant les escaliers principaux, des gardiens du temple font barrage et nous réexplique la même chose. La Sand leur explique qu’on a payé l’entrée et qu’elle ne voit pas pourquoi on ne pourrait pas visiter ce lieu. Le gardien nous ressort la même chanson avec la soi-disant cérémonie. Il est d’accord de nous y emmener et il nous propose qu’on lui donne ce qu’on a envie. Après dix mètres, ils nous stoppent et nous dit finalement que ce sera 5 dollars pour la visite et qu’il vaut mieux être clair dès le début. Comme ça sent l’arnaque à plein pot, le Guims lui dit gentiment qu’on entrera sans lui. Au final, on visite toutes les parties du temple et on ne voit aucune cérémonie. On est très fier d’avoir tenu le coup jusqu’au bout car bien des gens se font avoir. Cette arnaque est mentionnée dans Lonely Planet ce que le Guims constatera plus tard. 

- Après le temple maudit c’est au tour du scooter. En rentrant, on décide d’aller voir la plage de sable noir. En route, on s’arrête pour que la Sand fasse des photos et le Guims veut arrêter le scooter mais surprise la clé n’est plus là. On retourne alors sur nos pas pour retrouver la clé perdue et après bien vingt minutes, on s’arrête devant un garage. On lui explique notre problème et ce dernier prend une autre clé et arrête le scooter alors que le Guims lui crie : « No, no ! ». Là, on se dit qu’on est perdu et qu’on va devoir rentrer à pied. Le gars qui a arrêté le scooter n’est pas du tout le garagiste et il va chercher le vrai. Tout-de-suite, la négociation commence pour savoir combien on va payer pour changer la serrure ou nous le rallumer afin qu’on puisse rentrer. On lui dit qu’on n’est pas responsable d’avoir éteint le scooter et on veut juste repartir. On lui laisse une modique somme pour qu’il le fasse. Après avoir trafiqué les quelques fils dans le scooter, on peut l’enclencher sans clé. On termine notre tour et on arrive chez le loueur de scooter. On est un peu stressé, en se demandant s’il va croire notre histoire de clé perdue. Ce dernier nous explique que ce n’est pas la première fois et qu’il avait complètement oublié de nous donner le porte-clés afin que la clé ne tombe pas. Une bonne heure de tracas pour une aussi petite clé.      

- Un ami d’un ami. Le meilleur pote de Xavier, Pascal, est québécois et habite à Canggu, à vingt minutes en scooter de Kuta. Ce dernier et sa femme, Nana, sont d’accord de nous héberger pour quelques jours. On découvre leur magnifique maison et leurs deux chiens. Le Guims fait du surf sur deux spots connus mais sans succès tellement les vagues sont grandes. On n’aime pas du tout la ville de Kuta car c’est trop bruyant et c’est un lieu pour faire la fête et boire. Par contre, on apprécie mieux Legian car c’est plus calme et paisible. Pascal nous donne un grand coup de main pour qu’on retrouve l’office d’immigration dans la grande ville de Denpasar afin de payer et le lendemain récupérer notre passeport. On passe également du temps avec Nana qui est océanographe et qui nous propose d’aller voir des magnifiques spots de snorkeling. Pour finir, on restera sur notre parcours initial, moins cher et plus proche.







vendredi 30 mars 2012

Java sous la pluie









Après une dizaine d’heures d’attente dans l’aéroport de Bangkok et la trentaine de piqures de moustiques sur la Sand, on s’envole direction Jakarta où l’Indonésie nous attend… plutôt Xavier. Ce backpacker québécois rencontré pendant une soirée au trek de l’Everest nous a convaincu que son pays d’accueil comportait de magnifiques endroits sauvages et authentiques. 

Les moments forts sont :

-Welcome to Indonesia. Notre arrivée tardive va profiter aux agents de l’immigration mais on ne le sait pas encore. Après avoir acheté notre visa, on arrive devant le guichet de l’immigration. Là, il nous demande notre billet de retour que l’on n’a pas. Le Guims leur explique qu’on sait renseigner à l’ambassade d’Indonésie en Thaïlande et que ce papier ne fait pas partie de la liste demandée. Il nous demande d’attendre et lorsqu’il n’y a plus personne derrière nous et que bien des autres agents sont déjà partis se coucher, ces deux compères nous demandent un bakchich. La Sand avait senti leur manigance alors que le Guims lui disait deux minutes avant : « ben non ce sont des agents officiels », quelle naïveté ce Guims ! Les agents exigent le prix d’un visa et le Guims en leur souriant leur dit que c’est un peu exagéré et leur donne finalement 10 dollars. Là, ils nous redonnent nos passeports et on récupère nos bagages avec le sourire. C’est notre premier bakchich de ce long voyage. 

-Le backpacker québécois. On passe quelques jours chez Xavier, à Sentul City, histoire de partager et d’en apprendre davantage sur ce pays. Alors qu’on s’est rencontré seulement une soirée, le contact passe de suite et il nous fait comprendre qu’on peut se sentir comme à la maison. On en profite pour regarder quelques DVD, un peu de tennis pour le Guims avec Xavier et de la bronzette pour la Sand au bord de la piscine du coin. On redécouvre les centres commerciaux appelés « mall » où l’on peut trouver des produits de chez nous au prix de chez nous. La femme de ménage de Xavier cuisine très bien indonésien et c’est à chaque fois un plaisir gustatif. On a la chance d’avoir de délicieux petits déjeuners westerns. Que du bon temps en leur compagnie sans oublier sa chienne un peu psychopathe avec nous.

-Trop de mensonges. Notre point de départ pour attaquer le mont Slamat se trouve à Baturaden. Le soir même de notre arrivée on essaye d’obtenir des informations à propos de ce trek. En une soirée, on obtient une carte pour grimper le mont Slamat mais qui part depuis Babamgan ainsi que le lieu où se trouve l’office touristique. Le lendemain très tôt, on se rend à l’office où tout commence. Après une matinée de discussion avec des pseudos guides, sans rencontrer l’agent de l’office touristique qu’on a eu au téléphone mais qui n’est jamais venu, on change nos plans pour faire le versant le plus accessible. En effet, durant les nombreuses discussions, il était impossible d’avoir des informations claires et les versions variaient sans arrêt. Afin de se rendre à Babamgan, il existe une route directe et une personne du village nous dit qu’il suffit de faire du stop pour y arriver. On suit ses conseils et on commence à pied. Juste à la sortie du village, on tombe sur la porte d’entrée du parc Mont Slamat. Là, un chauffeur de pickup nous accoste et comme il se rend à Babamgan il nous propose de nous y emmener. Au guichet du parc, deux dames nous apprennent que pour monter le mont Slamat de ce versant, il est obligatoire d’avoir un guide et qu’en ce moment, il est même interdit d’y grimper. On leur dit qu’on se rend à Babamgan et elles nous montrent la bonne direction. On se dirige vers notre pickup et on attend encore une demi-heure notre chauffeur. Dès qu’il arrive, il nous annonce que pour ce trajet se sera 15 dollars pour les deux. On lui explique que pour venir on a pris le bus public et qu’on a payé 2 dollars et que son prix est plus cher qu’un taxi. Il ne veut rien savoir et on décide d’y aller à pied. Sur le trajet, on rencontre bien des personnes qui s’arrêtent pour nous demander où on se rend. On est tout motivé même s’il fait très chaud. Après une heure et demie de marche, un bemo (petit bus) s’arrête pour nous demander où on va. On lui dit le lieu où on se rend et il nous dit que ce n’est pas du tout la bonne route. On ne voit pas où on n’a pu se tromper et il nous propose de nous emmener au bon endroit. Sans rien y comprendre, on se retrouve devant la porte d’entrée du parc où après rediscussion, ces deux dames nous disent qu’il suffisait de payer l’entrée du parc et qu’en 1h30 de marche on arrivait à Babmangan. Pourquoi ne pas l’avoir dit avant ? Enervé, on décide de redescendre dans la vallée en bus et de remonter de l’autre côté. Arrivé à la station de bus de Porkerto, on trouve un bus public qui peut nous emmener à ce village. On discute du prix et on embarque. Dans le bus, on se rend compte que les locaux payent 10 fois moins que nous et jusque-là on reste calme. Après 45 minutes de bus, le chauffeur nous demande de descendre en plein milieu d’une intersection et nous mentionne que notre destination finale est dans cette direction. Là, on est très fâché car de nouveau, ils nous ont mentis sur le prix, la durée du trajet et le lieu où on doit se rendre. Le Guims est sur les nerfs et il décide qu’il ne prendra ni bus ni taxi même s’il doit marcher toute la nuit. On est fatigué de toujours se battre pour à chaque fois obtenir la fausse information. Trente minutes plus tard alors que le soleil commence à se coucher, une voiture s’arrête et Ibnu descend... notre bonne étoile est arrivée.

-Notre bonne étoile est un jeune homme de 24 ans qui a été invité par Rip Curl à suivre une formation en Australie pour devenir professeur de surf. Ce dernier maîtrise donc très bien l’anglais. Il nous explique que le chemin est encore long et qu’il n’y a pas d’hôtel où on pensait dormir. C’est avec un grand enthousiasme qu’il nous invite à passer la nuit chez lui. On est un peu méfiant surtout la Sand après tout ce qui nous est arrivé durant cette journée et il nous explique que l’argent ne va pas entrer en compte. On passe la nuit et le lendemain il nous conduit au point de départ pour le trek du mont Slamat. Un jour après, il revient nous chercher et nous propose de passer plus de temps chez lui ce qu’on accepte tout-de-suite. Il nous fait découvrir son village où énormément de personnes veulent faire une photo en notre compagnie. Pour certains, c’est la première fois qu’ils voient des bules (étrangers) et on se sent comme des stars. Il nous explique la vie au village et nous montre son jardin qui ressemble plutôt à la jungle où tout pousse (bananes, tucos, noix de coco, papayes, snake fruits, rizières…). On passe de maisons en maisons car les gens veulent nous voir et on mange des spécialités locales (bakso, ayam sate, bananes séchées salées…). Au final, on passera deux jours chez lui et on tient à le remercier pour son hospitalité et sa gentillesse.  

-Trek au Mont Slamat. On attaque l’ascension du mont et très rapidement on se rend compte qu’il fait chaud, humide et qu’on s’enfonce réellement dans la jungle. Le chemin est boueux, pentu, glissant et à plusieurs reprises on doit parcourir de courtes distances accroupies sous des tunnels de végétations, ce qui n’est pas évident avec nos sacs à dos. La montée se fait gentiment et on est surpris de la difficulté. En fin de journée, on arrive au dernier camp de base prévu pour planter la tente où on a une magnifique vue sur toute la vallée. On hésite à rester là étant donné le mauvais temps qui arrive et les gros rochers au-dessus de nous. Au final, on redescend d’un palier dans la jungle pour être mieux protégé. C’est à ce moment-là qu’on rencontre une bande d’étudiants indonésiens frileux avec qui on partagera l’ascension et qui feront goûter au Guims leur succulents plats. Le lendemain matin, le temps est clair et on a un beau lever de soleil sous nos yeux. Arrivé au sommet, la vue est dégagé et splendide. Le volcan est en activité et il se trouve à 3400 mètres. La descente nous fait beaucoup rigoler car on tombe au moins une douzaine de fois. Même que la Sand s’est retrouvée à quatre pattes, tête en bas, morte de rire sur le sentier. 

-La visite de ratatouille. Xavier nous retrouve à Yogyakarta et l’on part en scooter retrouver un de ses amis australien, Daryl, qui vit à Kukup. Après deux heures de route et une belle averse, on arrive au petit village. On va passer trois jours à découvrir les plages avec ces énormes vagues. Un soir, il y a une forte pluie qui inonde une partie de la maison. Par chance et juste à temps, Daryl arrive à stopper l’eau avant qu’elle atteigne le salon où on dort. Durant la nuit, le Guims se lève pour aller aux toilettes et là, il fait la rencontre avec un scorpion noir. Quand il revient se coucher, il avertit la Sand de ce qu’il vient de voir. On se rendort alors que la pluie continue à tomber. Soudain, la Sand sent quelque chose de moite sur sa joue et se redresse. Au même moment, le Guims sent quelque chose lui tomber au visage et qu’il le griffe un peu au cou. Il demande à la Sand pourquoi, elle lui a donné un coup. C’est alors que la Sand prend la lampe frontale et on voit un gros rat s'enfuir. Le Guims se rendort gentiment alors que pour la Sand la nuit est terminée.     

-Une saison des pluies non terminée. On se trouve à fin février sur l’île de Java et il pleut régulièrement. On souhaite faire l’ascension du mont Lahou mais dès notre arrivée au village il pleut en continue. Le lendemain, on met le réveil à 6h30 pour commencer ce trek mais, devinez quoi, il pleut. On se rendort et une heure plus tard, il y a du soleil qui ne durera pas longtemps. Dès 13h00, la pluie est de retour et on décide d’y renoncer. On part le lendemain en espérant que le temps sera meilleur pour apercevoir le mont Bromo. On fait le trajet en train où il y a beaucoup de vendeurs de nourriture, de jouets, de journaux et de bruit. C’est un peu une ambiance de fête également avec les musiciens. On a bien du plaisir à faire ce trajet même si c’est très fatigant. On arrive au Bromo et au bonheur, il y a du soleil. On en profite pour aller voir le volcan et sur le chemin du retour, il commence à pleuvoir. Le lendemain, on souhaite grimper au point de vue pour observer le lever du soleil mais à 4h30, la pluie est au rendez-vous. Là, on en a marre et on décide d’aller sur l’île de Bali en espérant que le temps sera meilleur.




dimanche 26 février 2012

La Birmanie entre beauté et oppression











Depuis notre hublot, on aperçoit la ville de Yangon de nuit peu éclairée, comparée aux milles lumières de Bangkok. Après deux heures de retard, on touche le sol birman et très vite on découvre les femmes maquillées au tanaka et les hommes habillés avec leurs longyis. Dans les rues sombres, on cherche une guesthouse en faisant attention où l’on met les pieds étant donné qu’il y a des trous partout sur le trottoir. Les odeurs tantôt de cuisine, tantôt de détritus rappelle fortement à la Sand l’ambiance de l’Inde et elle se demande où elle a atterrit.
  
Les moments forts sont :
     
- L’escalator et les jeunes moines. Pour visiter Shwedagon Paya à Yangon, on emprunte des escalators et surprise en arrivant en haut. Une quinzaine de jeunes femmes moines sont tétanisées à l’idée de prendre les escalators pour descendre. Certaines ont l’air paniquées, d’autres intriguées devant cet engin moderne. Là, on réalise qu’on est dans un pays à part. Image d’un autre temps d’observer une jeune moine hésitante et apeurée devant ce tapis roulant, écoutant les conseils d’une dame. Puis soudainement, elle bondit sur ce dernier tout en s’agrippant à la dame venue en aide. Premier aperçu d’un pays où la population découvre la modernité. 

- Tentative de sortir des sentiers battus. Après la visite du monastère du Mont Popa, on retourne au village à pied. Le long du chemin, beaucoup de personnes entassées dans les pick-up ou les bus nous lancent un « hello » ou nous saluent en levant la main. Les rôles sont inversés, les touristes à pied et les birmans en pick-up. Cela surprend et provoque bien des sourires. On arrive au village et on se renseigne pour trouver un lieu où dormir. Il n’y a que deux hôtels, un à 70 dollars la chambre et l’autre à 40 dollars. C’est trop pour notre budget et il nous est impossible de dormir à moins cher. Depuis peu, le gouvernement exige des guesthouses une licence très excessive pour avoir le droit de faire dormir des touristes. Ce dernier nous interdit de dormir chez l’habitant, sous tente, ou tout dernièrement au monastère. Ces exigences sont soit disant pour la sécurité des touristes mais personnellement, on pense que c’est une manière détourner de faire plus d’argent et d’éviter aux touristes d’avoir un contact direct avec les birmans. On quitte alors le village à l’arrière d’un camion et on arrive dans une ville où il est interdit aux étrangers de séjourner. Aucun hôtel ne peut nous accueillir. On marche en direction de la station de bus et en chemin, pour la première fois de notre voyage, on se sent réellement comme des gens venus d’un autre monde. Tous les regards sont braqués sur nous qui se détendent dès l’instant où l’on sort le mot mingalaba (bonjour). La Sand se fait même offrir un paquet de chips, fait maison, juste avant d’entrer dans le bus. Depuis cet instant, on décide de suivre le trajet traditionnel, en essayant d’éviter la masse touristique.  

- Un dollar neuf contre une poignée de kyats défoncés. On fait la connaissance d’Audrey et Jonathan, un couple de français partis pour trois ans à la découverte du monde. Comme on s’entend bien, on passe la journée en pick-up à découvrir les alentours de la ville (Sagaing, Inwa et Amapurana). Nos principales discussions sont l’augmentation des prix des guesthouses. Elles ne correspondent pas du tout à ce qui est inscrit dans les guides et la qualité est bien au-dessous du prix. Comme nous, ils ont fait un budget pour un mois en prenant des dollars car il n’y a pas de bancomat pour retirer de l’argent et il est impossible d’utiliser la carte bancaire. Tout se paye en USD sauf la nourriture et les trajets en bus. De l’extérieur et sur internet, il est impossible de connaître le taux réel du kyat. On a changé notre argent au marché local de Yangon où le taux reste plus ou moins stable mais varie chaque jour. Par contre dès qu’on sort de la ville, le taux chute. On se retrouve donc régulièrement à compter notre argent pour vérifier si on en a pris assez. On a failli oublier ! Les dollars doivent être neufs, ni pliés et ni tâchés. Ce qui veut dire que la seule erreur peut nous obliger à sortir plutôt que prévu du pays, faute de billets non acceptés. On rencontrera bien d’autres touristes avec la peur de ne pas avoir suffisamment d’argent pour terminer leur séjour. 

- Rencontre avec Cherry. A la sortie d’une pagode, une vieille dame birmane nous accoste en bon anglais. Après une courte discussion, elle nous invite à boire un thé. On se retrouve à papoter avec cette ancienne professeure de langue qui corrige le Guims lorsque ce dernier fait quelques erreurs en anglais. Elle nous accompagne vers une autre pagode. En chemin et loin des regards, on lui demande comment est sa vie ? Elle nous répond que ça dépend des jours mais que c’est difficile car elle ne peut faire confiance en personne, même au moine car certains sont corrompus. Selon elle, les murs ont des oreilles et elle est convaincue que certaines personnes la surveillent. Elle vit seule et son gagne-pain est la bonne volonté des touristes qu’elle guide volontiers dans la ville. Elle ne peut parler ouvertement du gouvernement sous peine de se faire réprimander. Un beau partage, une réalité difficile, bien réelle mais peu visible.   

- Un bout d’authenticité. On arrive de nuit à Taunggy où on trouve un hôtel vers 6 heures du matin, après 3 heures d’attente dans les rues. Après une longue sieste, on décide d’aller visiter cette ville qui est peu touristique. En chemin, le Guims s’arrête pour regarder un horloger de rue travailler. Il essaye en vain de lui expliquer qu’il fait le même métier. Pendant ce temps, la Sand se fait accoster par une birmane qui lui propose de lui faire goûter des avocats. On se retrouve alors entourés de 7-8 personnes qui observent le moindre de nos gestes. On essaye de communiquer en dégustant l’avocat au sucre mais c’est difficile dû à la langue. On passe un agréable moment à échanger des regards et des sourires.   

- Un rituel particulier. On s’en va découvrir la grotte aux huit milles bouddhas à Pindaya. Le lieu est mystique et l’atmosphère qui y règne est plutôt agréable. A la sortie, on entend des chants très rythmés et on va y jeter un coup d’œil. On se retrouve assis par terre, avec des friandises devant nous et avec chacun une tasse de thé. Apparemment, c’est un jour de fête. Plusieurs birmans nous prennent en photo. Ils sont très curieux de notre présence et nous font de beaux sourires. Huit enfants habillés tout en blanc, maquillés attendent patiemment sur des canapés. On suppose que c’est similaire à une première communion. Un premier enfant est porté à l’extérieure de la salle et lorsqu’il revient il est mouillé de la tête au pied. Ensuite, un moine s’approche et commence à lui raser la tête. A cet instant, on comprend que la cérémonie qui est en train de se dérouler sous nos yeux est un rituel pour devenir moine.      

- Contacts avec les birmans. Les birmans sont très curieux. Dès qu’ils peuvent placer un mot d’anglais, ils n’hésiteront pas à l’utiliser ou ils trouveront un autre moyen afin d’entrer en communication avec nous. On garde en tête pleins de petits instants de partage. Par exemple, pour trouver l’emplacement d’un bus, on s’est fait escorter par quatre birmans sans avoir rien demandé. La Sand qui attend son tour pour aller aux toilettes se fait prendre la main par une dame qui l’emmène à la seule toilette non turque en passant devant tout le monde. Le Guims se fait accoster par un moine qui aime discuter avec les touristes. Il lui explique que communiquer avec des étrangers lui permet de voyager. Un birman conduit la Sand jusqu’aux toilettes alors que ce dernier est en train de manger. Durant un déplacement, le Guims à accrocher nos chaussures sur son sac à dos. Comme la montée est difficile quelques birmans s’accrochent aux chaussures et se laissent tirer. Bien des sourires à la clé. Pendant un trajet en pick-up, la Sand déguste des petits snacks locaux qu’une birmane à plaisir à lui faire découvrir. A la plage, trois jeunes étudiants birmans nous prennent en photo et après une courte discussion la Sand reçoit un porte-monnaie en bambou offert par l’un des trois. On pourrait encore en citer beaucoup. Au final, ces échanges et ces attentions nous montrent que c’est un peuple très accueillant. 
     
- La beauté du lac Inlé. On passe la journée en compagnie de Benoît et Marie (un couple de français, parti pour un voyage de 8 mois) et de Jonathan et Audrey. En barque, on se promène sur le lac à découvrir leur manière de pêcher ou de ramer, les jardins flottants ainsi que les villages sur pilotis. Ce lieu est splendide et paisible mais malgré cela à la fin de la journée on est partagé. Il y a eu des personnes très intéressées à nous voir alors que d’autres, des enfants, nous ont jeté des cailloux. Durant cette journée, on a pu observer leur vie de tous les jours en toute liberté mais a-t-on respecté leur intimité ?  

- Un cuisinier hors pair. Toujours accompagnés de nos deux compères, Audrey et Jonathan, on part marcher durant trois jours dans la région de Kalaw. Pour ce trek, on est obligé d’avoir un guide qui est accompagné d’un cuisinier. Ce dernier nous prépare de succulents mets birmans. Treking facile qui nous permet d’observer la vie de la campagne et une partie du territoire des femmes dragons. Les chars à bœuf, les maisons en bambou et le travail physique quotidien nous conduisent dans une autre époque où tout est paisible et où la nature dicte le temps. 

Pour conclure, la Birmanie est un grand pays avec des régions très différentes. Certaines sont interdites aux touristes à cause du trafic de drogue, d’humains et du travail forcé. Certaines ethnies s’entretuent pour avoir plus de territoire et d’autres ne se considèrent pas comme des birmans. Le gouvernement par le biais des militaires exerce une forte pression sur le peuple. Très rapidement, on découvre que notre argent aide à maintenir ce pouvoir en place. C’est pour cela, qu’on a mangé le plus souvent dans les rues et dormi dans des guesthouses les moins chères. On a évité de prendre le train ou l’avion car cela appartient au gouvernement. Ce qui nous a le plus choqué, ce sont les birmans (femmes-hommes-enfants) qui construisent les routes à coups de pioche, en cassant les pierres au bord de la route, en portant ces dernières sur la tête, tout en déversant le goudron fumant tel un jardinier arrosant son gazon. Tous ces efforts pour gagner après une journée de travail 1.5 dollars. C’est la première fois dans un pays où notre liberté de voyageur a été restreinte et on s’est senti privé de certains droits. Tant que les droits de l’homme ne seront pas respectés nous n’y repasseront pas. Un petit clin d’œil, à nos deux crapules et à Léa et François avec qui on a passé d’agréables moments de rigolage, de partage, de longues discussions et de parties de cartes.