vendredi 8 juin 2012

ìle du Sud - Nouvelle-Zélande

















On arrive en plein après-midi à Christchurch et on est surpris par le froid glacial lors de notre sortie de l’aéroport. C’est un grand changement avec les 30 degrés de Bali. On va passer une semaine dans cette ville qui a souffert du dernier tremblement de terre. Tout le centre-ville est fermé pour rénovation ou démolition. Ensuite, on ne sait que faire louer ou acheter un van ou louer ou acheter une voiture. Après mille discussions, notre choix se porte sur la location d’une petite voiture comme cela on va pouvoir utiliser notre matériel de camping et faire des économies au niveau de l’essence.   

Les moments forts sont : 

-Retour à la civilisation, quels chocs ! Après une année passée en Asie, on s’était habitué à d’autres normes et d’autres habitudes de vie. La première surprise fut le prix du bus de l’aéroport au centre-ville. Le Guims a failli demander au chauffeur s’il plaisantait, tellement le prix était onéreux. Deuxième surprise, le prix des guesthouses. Les moins chères sont de 25 dollars NZ par personne en dortoir. Pour une chambre double, il faut compter 60-80 dollars NZ. Un repas au restaurant du coin pour deux personnes coûte 30 dollars NZ. Troisième surprise, le supermarché. Fast-foods à gogo, boutiques de mode et énorme magasin d’alimentation. Lorsqu’on fait nos courses, en voyant ses fruits-légumes tous pareils, même couleur, même taille, aucune tâche, cela ne nous donne pas envie. On se demande s’ils sont réels tellement ils sont parfaits. Devant le frigo de yogourts, il y a tellement de choix que le Guims se décourage pour en choisir un. On s’engueule même devant le frigo des fromages… Trop de choix dans ce monde de con’sommation. Quatrième surprise, la plupart des gens sont gros et gras que ça soient les hommes-femmes-enfants. Pourtant, on voit beaucoup de gens courir dans les parcs ce qui est paradoxal. Cinquième surprise, les rues sont désertes et comme tout se fait en voiture, c’est comme si les gens vivaient chacun pour soi dans une bulle. Sixième surprise, on prend un café et un jus dans un bar. Au moment de payer, le porte-monnaie est vide. On a retiré, il y a trois jours une bonne somme d’argent et on n’aurait déjà plus rien ? Première fois que cela nous arrive. Le Guims demande où il y a un bancomat et la serveuse lui répond simplement, qu’il peut payer avec sa carte bancaire. On avait oublié qu’on pouvait payer un simple café avec la carte. Septième surprise, dans ce pays tout se paie alors on passe nos journées au centre commercial pour avoir un accès wifi gratuit et obtenir des informations sur le voyage. On a de la peine à imaginer qu’une année auparavant, on vivait dans un monde semblable.   

-Retour à la civilisation quels bonheurs ! On retrouve la propreté des lieux à tous les niveaux. Dans les rues et les parcs, il n’y a pas de déchets. Dans les toilettes, mêmes publiques, on pourrait manger à l’intérieure, ce qu’on fait pour se protéger du vent (pancake au menu). Franchement agréable d’avoir du papier de toilettes comme cela on peut remanger avec la main gauche. Les guesthouses sont de qualité avec cuisine, salle à manger, salon, parfois un poêle avec du feu, et des règles qui permettent une bonne vie en communauté. Il y a des centres d’informations partout et que vous soyez en ville ou en campagne, toujours un panneau pour vous indiquer votre chemin que ça soit en voiture ou à pied. Il y a énormément de parcs naturels qui permettent de protéger la faune et la flore, avec des sentiers tracés pour ne pas endommager ou déranger ces habitants. Les campings sont toujours bien équipés que ce soit pour se cuisiner, se doucher et faire la lessive. Pour certains, on a même accès au jacuzzi. A nouveau, la propreté est de mise. 

- Un orage surprenant. Après de nombreuses recherches pour trouver une place où camper, on fait halte devant le cimetière. La Sand propose de s’installer juste à côté de ce dernier et le Guims lui suggère ironiquement qu’on pourrait planter la tente au milieu des tombes ! On continue notre route et à quelques kilomètres de ce dernier, on installe notre campement. Deux heures et demies plus tard, le Guims maintient la tente dû aux rafales de vent et compte les secondes pour se rendre compte de la proximité de l’orage. La Sand se réveille alors et elle voit dans le regard du Guims une certaine peur. Là, elle essaye de maîtriser son stress et suit ses consignes (ranger les sacs de couchage et se réfugier dans la voiture). Dehors ça tape très fort et cela arrive juste au-dessus de nous. Le dernier éclair a tapé non loin de nous et on se sentira plus en sécurité dans la voiture. Alors qu’on est prêt à sortir, la pluie s’arrête de tomber, plus de vent, l’orage est passé. Ouf, on se sent soulagés et on continue notre nuit dans un sommeil léger.   

-Une impressionnante marée. On nous avait dit de nous méfier des marées et on en a fait l’expérience. Alors qu’on se promène depuis vingt minutes sur le sable durant la marée basse, la Sand crie au Guims : « regarde comme l’eau monte ». Impressionnant, l’eau reprend ses droits à une vitesse qu’on ne pouvait pas imaginer. On rebrousse chemin d’un pas rapide mais par endroit il est déjà trop tard. Finalement, on doit se réfugier sur la berge, passer une barrière et marcher dans de hautes herbes pour retrouver le point de départ.

-“Happy feet” is back. On découvre un magnifique site pour observer les pingouins à œil jaune. L’abri nous protège du vent et nous permet d’être très proches d’eux sans qu’on les dérange et en leur laissant leurs espaces de vie. On a la chance de voir une quinzaine de pingouins rentrés de l’océan, jouant dans l’eau ou sur le sable. Le plus surprenant c’est leurs façons de communiquer, leurs gestuels, leurs attitudes qui ressemblent fortement à l’être humain. Sans s’en rendre compte, on passe plus d’une heure à les observer. On rigole même de les voir glisser sur des pierres mouillées. 

-“Happy feet II” on les a ratés. On se rend au phare d’Otago Peninsula afin d’observer les petits pingouins bleus ainsi que les albatros royaux. Après un court temps d’attente et plusieurs mouettes au-dessus de nous, on a la chance de voir un albatros. Là, on remarque la différence flagrante entre ces deux oiseaux. L’albatros ressemble à un planeur avec des ailes énormes et un long bec alors que la mouette est plus petite. Heureux, on s’en va à la recherche du petit pingouin bleu qui mesure 20 cm de haut et qui retrouve son nid à la nuit tombée. Il y a beaucoup de monde dont des enfants qui font du bruit et comme ils sont très peureux, on suppose qu’on a peu de chance d’en voir. On en aperçoit quand même un, qu’on surnomme l’éclaireur qui très vite s’enfuit. Le Guims dit à la Sand : « ils vont tous monter dans la rocaille, à environ 50 mètres de nous, en file indienne et nous faire un doigt d’honneur ». On attend jusqu’à la nuit pour finalement décider de s’en aller. Plus tard dans l’endroit où l’on passe la nuit, on rencontre trois français qui nous racontent qu’ils ont aperçu les pingouins montant dans la roche exactement où le Guims les avait décrits. Bon moment de rigolade.      

-Une grosse frayeur avec « the hooker ». On se promène sur un sentier dans les dunes de Surat Bay à la recherche de lions de mer. On tombe sur un énorme lion de mer male qui dort à deux mètres du sentier. A notre premier passage, il ne bouge pas et lors de notre retour, il dort toujours. Les consignes sont claires, il ne faut pas les déranger et garder ses distances à un minimum de dix mètres car ils ne craignent pas les hommes. Comme on a envie de voir sa taille et sa tête, le Guims, sous l’impulsion de la Sand, fait du bruit en s’approchant gentiment dans les herbes. La Sand est alors  prête à le prendre en photo. Soudain, il se lève d’un bond, se tient de manière imposante, nous regarde et nous fait face. Là, la peur nous envahit et on cherche un endroit pour fuir au cas où il nous charge. Il reste comme cela durant vingt secondes et décide de retourner se coucher. C’est là qu’on s’aperçoit que M. c’est juste lever pour faire son gros besoin avant de reprendre sa sieste. Au final, même si on a de belles photos, ce n’était pas subtil de notre part. 

-Déjeuner au chaud avec la famille Dubois. On rencontre Cyril et Carine avec leurs deux enfants, Noémie 12 ans et Cyprien 10 ans. Ils sont lyonnais et voyage pour une durée de six mois principalement en Asie. Quand on les rencontre, ils ont déjà visité Hong Kong, l’Inde et le Népal. Durant la soirée, on partage nos expériences de voyageurs, quelques saucisses, du bon vin rouge, des chips et un film. Le lendemain matin après une fraîche nuit, ils nous invitent à déjeuner dans leur magnifique camping-car. Pour nous, c’est un grand luxe comparé à notre petite voiture. Chocolat chaud, nutella, toasts grillés, choco pop’s, thé chaud, chaleur, jus de fruit… mais surtout on est en bonne compagnie. On est admiratif pour ce couple qui a osé partir, quitter leur quotidien pour découvrir d’autres manières de vivre accompagné de leurs enfants. Ils leur donnent même les cours pour qu’ils puissent reprendre l’école avec leurs copains. Bravo pour votre courage ! On vous souhaite une belle fin de voyage et on espère que les changements physiques de Cyril resteront.   

-Réparer votre réchaud à gaz sans rien payer. Votre réchaud ne fonctionne plus et vous n’avez pas de quoi le démonter ? La solution : entrez avec votre réchaud dans un grand centre « Ware House », tel Jumbo. Trouvez les outils pour le démonter et démontez tout ce que vous pouvez. Sortez du magasin, allez dans votre voiture et cherchez le problème. Dans le cas «  made in China » de qualité moyenne, vérifiez s’il n’y a pas un surplus de graisse qui bouche la fine ouverture où passe le gaz. Dans notre cas, c’est ce qui se passe. Entrez à nouveau dans le magasin, trouvez un pinceau et arracher un poil. Retournez à votre voiture, débouchez le trou et remontez le réchaud. Constatez, il fonctionne à nouveau. Si besoin, retournez dans le magasin pour resserrer comme il faut les boulons et les vis. Pour éviter un aller-retour dans le magasin, vous pouvez utiliser un cheveu, un poil de barbe s’il est assez long ou n’importe quel autre poil.  

-Un perroquet alpin hors du commun. Sur une place d’un camping du DOC, le Guims monte la tente et lorsqu’il finit, il se rend compte qu’un kea l’observe. A peine, il retourne vers la voiture, il voit le kea s’approcher de la tente. De peur que ce dernier ne l’abîme, il allume les phares de la voiture et le kea se cache derrière la tente. On sait que cet animal peut faire des dégâts aux affaires alors on est aux aguets. Régulièrement, on regarde la tente pour savoir où il se trouve. A un moment donné, le Guims sort dans le but d’y faire peur et ce dernier commence à courir. Ils font le tour de la cabane et ce dernier se cache derrière un arbre. Ensuite, il vient se cacher sous la voiture, bref il joue avec le Guims. La Sand est pliée en quatre dans la voiture à les voir se chamailler. Au final, le kea fait deux trous dans notre moustiquaire. Durant la nuit, il revient à la charge et un bruit bizarre nous réveille. On réalise vite qui cela peut être. La Sand pense qu’il est en train de manger les cordes de la tente. Quand le Guims sort pour voir ce qui se passe, il constate qu’il est en train de mordre dans la schlape de la Sand. Là, le Guims crie et lui fait peur, du moins il essaye et le kea s’envole. On aura pris soin de notre tente durant tout le voyage, surtout le Guims et c’est un kea qui l’endommagera. 

-Un geste très apprécié. Sous la tente, le réveil sonne et on remarque qu’il a gelé. La Sand sort de son sac de couchage et il fait super froid. Elle suggère alors au Guims qu’on se dépêche de la ranger afin d’aller boire un thé chaud au village plus loin. Alors qu’on plie la tente avec les doigts gelés, une dame sort de son camping-car et vient nous proposer une boisson chaude. A croire que la providence nous a entendus. On savoure un délicieux thé au lait sucré en compagnie de cette dernière et son mari venus d’Australie.  

-“Into the wild néo-zélandais”. On a l’occasion de faire la connaissance de Chris, grâce à Lynette qu’on a rencontré à Christchurch, au New World. Après dix minutes de discussion, elle nous a convaincus de faire un saut chez Chris qui fait du woofing. On passe alors deux jours chez lui où malheureusement la pluie est au programme et cela ne nous permet pas de profiter de la région en se baladant. Au final, ce n’est pas le plus important. On passe de bons moments à discuter des différentes réalités de la Nouvelle-Zélande avec Chris. Son mode de vie est hors norme. Il est perdu au milieu d’une forêt et il a construit lui-même sa maison tout en habitant avec sa famille dans une caravane. Avec l’aide de son épouse, ils ont instruit leurs enfants en suivant des cours par correspondance. Dans la maison, tout a été pensé pour être le plus autonome possible (panneau solaire, eau du ruisseau, chauffage au bois). Il nous apprend à faire son délicieux pain aux châtaignes au feu de bois. En échange, le Guims l’aide à faire du bois qui est devenu sa nouvelle passion ce qui lui donne un petit côté viril surtout avec sa longue barbe.

On a passé deux mois sur l’île du Sud à découvrir des endroits très sauvages où l’homme n’a pas ou plus sa place. On a observé une faune exceptionnelle et une flore diversifiée. On est passé de l’océan aux plaines désertiques, des étendues de tussoks aux forêts subtropicales où dominent les totaras et des monts enneigés, où rampent des glaciers aux allées de flax. Tout cela peut être vu en une seule journée en voiture et on a préféré prendre le temps de découvrir ces différents trésors.   

lundi 16 avril 2012

ìle de Lombok










Après 26 heures de voyage (deux ferrys, un bus, un bemo et un petit bateau), on arrive enfin sur l’île de Gili Meno qui est réputée pour la plongée et le snorkeling. On fait le voyage en compagnie de nos deux compères, Olivier et Vladimir qui ont décidé de faire trois jours de snorkeling. On fera une semaine sur cette île et ensuite, on passera une semaine à Kuta Lombok.
 
Les moments forts sont :

-La beauté et la grâce des tortues de mer. Olivier qui en a déjà vues, nous donne des conseils pour les trouver. En général, elles se trouvent sur le reef et quand elles ont besoin d’oxygène, elles remontent à la surface. C’est à ce moment-là qu’il est possible d’en apercevoir. Lors de notre premier snorkeling, la luminosité est parfaite, l’eau est claire et il y a peu de courant. Après 30 minutes dans l’eau, on aperçoit notre première tortue et on est heureux. On l’approche gentiment et elle décide de ne pas se sauver dans les profondeurs. Elle garde ces distances par rapport à nous mais se laisse bien approcher. On l’observe, on voit sa belle carapace, ses voltiges dans l’eau et parfois on se trouve juste au-dessus d’elle. A un moment donné, elle passe entre nous deux et on est émerveillé par ce spectacle. On a également beaucoup de plaisir à regarder la barrière de corail. Malheureusement, une bonne partie a été détruite par la pêche à la dynamite. On peut quand même voire des poissons multicolores, petits, moyens et gros. On observe leur manière de se nourrir ou de se cacher dans les coraux, bref on s’éclate dans les fonds marins. Une fois, on a suivi un gros poisson et tout-à-coup, ce dernier s’est retourné et il nous a regardés. Sa tête était très moche et il avait de bonnes dents. On a eu peur qu’il nous charge mais au final, il s’est détourné et a continué sa route. Un matin, le chanceux Guims a vu un serpent de corail bleu fluo et noir de deux mètres, ce qui est très rare. Durant ce séjour, on plongera deux fois par jour et à chaque fois on verra bien des beautés différentes.   

-Notre endroit préféré. Notre lieu de rendez-vous chaque matin est le « Diana Café », point de départ pour aller observer les tortues. Ce chouette petit bar-restaurant est tenu par des reggae mans sympathiques et qui cuisinent bien. On va découvrir la nourriture sasak, manger des fried bananas à gogo et boire des bananas shake. La nourriture est bonne et peu chère. Le Guims mange le meilleur steak de thon qu’il n’ait jamais mangé.  

-Le jour de nos 1 ans de voyage. Durant la matinée, on a la surprise et la grande chance de voir six tortues de mer dont trois qui nageaient côte à côte. On ne se lasse pas de ce spectacle qui est différent chaque jour. On est enchanté d’être-là. Durant cette année de rencontres, de partages, de découvertes, de difficultés, de doutes, de remises en question, on constate la chance que l’on a de pouvoir réaliser ce voyage. Les nombreuses expériences vécues sont toutes, qu’elles soient positives ou négatives, des merveilleux cadeaux de la vie. Et malgré la distance et le manque avec notre famille et nos amis, on ne s’est jamais senti éloigné d’eux.   

-Les vagues du Guims. On arrive à Kuta Lombok où paraît-il il y a des magnifiques spots de surf. Après avoir loué un scooter, une planche et demandé où se trouvent les endroits, on décide de se rendre à la plage de Mawui. Arrivé sur place, de magnifiques vagues déroulent et le Guims se jette à l’eau. Il tente de prendre une vague mais finit dessous. Quand il ressort la tête de l’eau, il a pied mais… le fond est fait de rochers. Là, il prend peur mais décide quand même de continuer. Voilà pourquoi les vagues sont si belles, car c’est un spot de reef et non de sable. Seul inconvénient, si la chute se fait tête la première, les conséquences peuvent être plus que fâcheuses. Après deux heures dans l’eau, la crainte de chuter a été plus forte et le Guims n’a pas réussi à prendre de vagues. Après s’être renseigné, Mawui est un spot pour de bons surfeurs et qui peut être dangereux. Le lendemain, on se dirige vers d’autres spots que l’on peut atteindre en bateau depuis le village de Gerepuk. L’avantage de ces spots, c’est qu’on les choisit par rapport à notre niveau. Ce sont des spots de reef mais le fond est assez profond donc aucun danger en cas de chute. Durant quatre jours, le Guims prendra un plaisir fou à surfer ces vagues juste parfaites. Première fois dans sa vie, qu’il suit une vague durant dix secondes, descendant au fond et remontant, ou appuyant la main dans la vague pour garder l’équilibre. Beaucoup de progrès en peu de jours et énormément de plaisir. 

Après deux mois et demi en Indonésie, on est content d’avoir visité une petite partie de ce pays et l’on remercie déjà Xavier qui sans lui, on ne serait jamais passé ici. C’est un grand pays avec des cultures – religions différentes et il suffit de passer d’une île à une autre pour avoir l’impression de changer de pays. C’est l’endroit où l’on a découvert les beautés des fonds marins, les eaux turquoises, d’énormes plages de sables blancs et pour le Guims ces premiers volcans.





lundi 9 avril 2012

ìle de Florès












Labuhanbajo est le lieu de départ de nombreuses excursions pour aller visiter les îles de Komodo et de Rinca. Pour s’y rendre, on décide de prendre l’avion car les distances sont longues et on rentrera avec les transports publics. Dès qu’on atterrit là-bas, on espère trouver du beau temps mais au final comme partout en Indonésie, il pleut. Dès le lendemain, on part pour deux jours en bateau voir les dragons de Komodo et de Rinca.  
    
Les moments forts sont :

-Le boss et le homard. On fait la connaissance de ces deux compères à l’aéroport avec qui on partage le taxi et plus tard l’excursion en bateau. Olivier et Vladimir sont de nationalité française. Olivier travaille à Singapour depuis plusieurs années mais il arrive en fin de contrat et il a trouvé un autre travail sur Paris. Vladimir, un de ces meilleurs potes, l’a retrouvé en Indonésie pour passer ces vacances. On passe de bons moments en leur compagnie à discuter de politique, d’actualité et on partage diverses expériences. Ce qui nous a fait beaucoup fait rire c’est la façon d’Olivier d’aborder les indonésiens en utilisant toujours le mot : « hé, boss… ». Pour Vladimir, il s’est attrapé un énorme coup de soleil dans le dos ce qui lui a valu le titre de « homard ».   

- Les dragons de Rinca et de Komodo. On visite en premier l’île de Rinca qui est plus sauvage. Durant la matinée, il y a eu un énorme orage et les sentiers sont inondés. Pour atteindre l’entrée officielle du parc, on doit marcher pieds nus dans 30 cm d’eau. On souhaite aller se promener sur l’île mais pour cela on est obligé d’avoir un guide au cas où un dragon aurait une petite faim. Dès qu’on part se promener, tout près d’une cabane, on voit trois dragons femelles qui se reposent. L’une d’entre elles, décide de se lever et avance vers nous. On est chanceux de voir ce spectacle car là, on se rend compte de la hauteur, de la puissance de l’animal et pourquoi il peut être dangereux pour l’homme. Cet animal est le varan le plus grand au monde. Sa peau et son allure nous font penser aux dinosaures. Durant la promenade, on ne croisera plus de varans. Le lendemain, on arrive sur l’île de Komodo et on ne souhaite pas se promener car on est à la saison des pluies et que c’est rare de trouver des varans. On décide d’aller au restaurant seul qui se trouve à 150 mètres de l’entrée principale. En chemin, on fait la rencontre d’un gros mâle de 3 mètres. On est impressionné par sa taille et la grosseur de son cou. Franchement, on ne fait pas les malins et on a peur de passer près de lui sauf le Guims. On décide de passer près de la plage pour l’éviter et le laisser tranquille mais le Guims décide de passer devant lui à 10 mètres. C’est alors que le varan se réveille et observe avec attention le Guims qui passe devant lui sans crainte. La Sand est pétrifiée et a peur que le varan l’attaque avec son imperméable rouge. Ces animaux semblent paresseux mais cela est trompeur car ils sont très rapides, surtout lorsqu’ils ont faim. Après s’être renseigné, le Guims se rend compte que ce qu’il a fait était inconscient et dangereux. On est très chanceux car on a pu observer six varans.      

-Notre première fois. Au bord de la « Pink Beach » dans le parc national de Komodo, notre bateau amarre. On est impressionné de voir une eau si transparente et d’apercevoir déjà les coraux et les poissons depuis le bateau. On est excité d’aller à la rencontre des fonds sous-marins pour notre premier snorkeling. En vitesse, on enfile nos maillots de bain, on prend masques, tubas et palmes et on saute dans l’eau. La Sand est assez craintive car elle n’a jamais plongé avec un tuba, un masque et n’a jamais utilisé des palmes ! Elle met bien cinq minutes à comprendre le fonctionnement du tuba. Premièrement, elle ne sait pas comment le maintenir dans la bouche. Une fois ce point acquis, lorsqu’elle met la tête dans l’eau, elle arrête de respirer. Le Guims lui explique que c’est l’utilisation même du tuba de pouvoir mettre le visage dans l’eau tout en respirant. Après quelques essais et une ou deux tasses, elle comprend son fonctionnement. Ensuite, on passe à l’utilisation des palmes car cette dernière pédale en ayant les genoux pliés. Plus rapidement, elle comprend qu’en faisant des petits mouvements ça fonctionne mieux. Après ces apprentissages, on part à la découverte de coraux multicolores, de nemos dans les anémones, des étoiles de mer bleues, de bancs de petits poissons et… Il y aurait tant de choses à décrire tellement c’est beau. Sous l’eau, tout est paisible et le seul bruit qu’on entend c’est les coraux qui travaillent. On se situe à quatre mètres du fond, bonne profondeur pour ne rien endommager et de là, on admire paisiblement le spectacle de vie sous-marine. Ce fut pour nous un moment magique et exceptionnel devant cette découverte. Le lendemain, on refait du snorkeling dans un autre endroit et on a la chance de tomber sur un énorme banc de poissons. On s’amuse à plonger au milieu d’eux, ces derniers partent dans tous les sens pour ensuite se regrouper. A nouveau, un moment incroyable entouré d’une quantité gigantesque de poissons.

-La goutte qui fait déborder le vase. Après notre excursion en bateau, on est à la recherche d’un hôtel avec Olivier et Vladimir. On trouve une chambre pour quatre personnes à un prix correct. On déballe nos affaires, la Sand va prendre une douche pendant qu’Olivier va faire le check-in. Là, les choses se compliquent. Il revient énervé car le prix est passé de 20 à 30 dollars car la réceptionniste s’est trompée. Il a tenté de négocier mais sans succès. Le Guims décide alors d’aller discuter et de trouver un compromis. Après 30 minutes de discussion, il n’aboutit à rien et en plus, elle veut qu’on paye de suite car elle n’a pas confiance en nous. Ce qui énerve le plus le Guims, c’est qu’elle lui a dit que le manager n’était pas d’accord de négocier le prix et lorsque ce dernier voulait appeler le manager elle a refusé de l’appeler. Au final, on paye le second prix et on a droit du café-thé que le Guims négocie à nouveau pour le désagrément. Le soir, on sort pour souper et en chemin on rencontre des français qui nous proposent d’aller manger avec eux dans un petit warung. On prend notre repas et au moment de payer, le propriétaire exige le double du prix qui était convenu. On était neufs personnes à souper mais quatre d’entre eux avaient négocié un prix de groupe. Il nous traite de menteurs et on lui demande de ressortir la feuille où il avait écrit le prix de base. Comme par hasard, la feuille a été arrachée mais on aperçoit sur la page suivante du carnet, le montant du repas. Les voix montent et après trente minutes, on payera davantage que le prix négocié. On se rend compte qu’en tant qu’étrangers, on met toujours le bénéfice du doute. A-t-il mal compris ? Comprend-il suffisamment l’anglais ? Bref, en une journée on s’est fait arnaqué deux fois et après lecture dans le Lonely Planet, les habitants de Labuhanbajo ont la réputation d’arnaquer les visiteurs. On hésite à passer encore une journée là-bas mais après cela, on décide de quitter ce lieu pour aller sur l’île de Lombok en compagnie d’Olivier et Vladimir.    



dimanche 8 avril 2012

Île de Bali






On arrive en pleine nuit sur cette île et notre priorité est de faire prolonger notre visa. Quand on arrive devant l’office d’immigration vers 8 heures, tous les employés sont habillés dans la même tenue, musique à fond et suivent les pas du professeure d’aérobic. On est surpris de voir cette activité. Après s’être renseigné, on apprend qu’ils font cela tous les vendredis matins. On fait notre demande de prolongation sans difficulté. Seule surprise, on ne peut le récupérer que la semaine suivante. On pourrait passer par une agence et l’avoir dans la journée mais cela nous coûterait le double du prix. 
Les moments forts sont : 

-Un artiste sympathique. En sortant de l’office de l’immigration, on ne sait pas quoi faire : rester à Denpasar, se rendre à Kuta ou aller à Ubud. On ne peut se décider car on n’a pas dormi de la nuit et on est crevé. Soudain, un gars nous demande où on se rend et s’il peut nous aider. Là, perplexe on ne sait quoi lui répondre. Fuad nous explique qu’il vit à Ubud et que c’est une belle petite ville qui est plaisante pour passer quelques jours. Comme il rentre chez lui en voiture, il nous propose de nous y emmener. Comme d’habitude, on se méfie un petit peu mais au final, on arrive à Ubud. Ce dernier nous explique où on peut trouver des guesthouses. Après avoir bu un verre en sa compagnie, il s’en va et nous laisse-là. Il nous laisse son numéro de téléphone en cas de besoin.

-Virée en scooter au temple maudit. On part de bonheur visiter les alentours d’Ubud où on voit de belles rizières en terrasse. Quand on arrive vers le temple, on paye l’entrée ainsi que le parking. On roule encore un kilomètre et on dépose le scooter. Là, il y a un poste de contrôle où un gars nous sort ce discours : il y a des cérémonies en ce moment et vous devez prendre un guide pour faire la visite autrement vous ne pouvez pas y entrer. Après une courte discussion entre nous, on pense que c’est une arnaque et on décide d’y aller seul. Après avoir marché une centaine de mètres, on aperçoit le temple et on y entre. A peine avoir franchi la porte d’entrée, cette fois ce n’est plus un guide mais un gardien du temple qui nous accoste. Même discours qu’en bas, on lui explique gentiment qu’on ne veut pas de guide et qu’on veut se promener librement. Arrivé devant les escaliers principaux, des gardiens du temple font barrage et nous réexplique la même chose. La Sand leur explique qu’on a payé l’entrée et qu’elle ne voit pas pourquoi on ne pourrait pas visiter ce lieu. Le gardien nous ressort la même chanson avec la soi-disant cérémonie. Il est d’accord de nous y emmener et il nous propose qu’on lui donne ce qu’on a envie. Après dix mètres, ils nous stoppent et nous dit finalement que ce sera 5 dollars pour la visite et qu’il vaut mieux être clair dès le début. Comme ça sent l’arnaque à plein pot, le Guims lui dit gentiment qu’on entrera sans lui. Au final, on visite toutes les parties du temple et on ne voit aucune cérémonie. On est très fier d’avoir tenu le coup jusqu’au bout car bien des gens se font avoir. Cette arnaque est mentionnée dans Lonely Planet ce que le Guims constatera plus tard. 

- Après le temple maudit c’est au tour du scooter. En rentrant, on décide d’aller voir la plage de sable noir. En route, on s’arrête pour que la Sand fasse des photos et le Guims veut arrêter le scooter mais surprise la clé n’est plus là. On retourne alors sur nos pas pour retrouver la clé perdue et après bien vingt minutes, on s’arrête devant un garage. On lui explique notre problème et ce dernier prend une autre clé et arrête le scooter alors que le Guims lui crie : « No, no ! ». Là, on se dit qu’on est perdu et qu’on va devoir rentrer à pied. Le gars qui a arrêté le scooter n’est pas du tout le garagiste et il va chercher le vrai. Tout-de-suite, la négociation commence pour savoir combien on va payer pour changer la serrure ou nous le rallumer afin qu’on puisse rentrer. On lui dit qu’on n’est pas responsable d’avoir éteint le scooter et on veut juste repartir. On lui laisse une modique somme pour qu’il le fasse. Après avoir trafiqué les quelques fils dans le scooter, on peut l’enclencher sans clé. On termine notre tour et on arrive chez le loueur de scooter. On est un peu stressé, en se demandant s’il va croire notre histoire de clé perdue. Ce dernier nous explique que ce n’est pas la première fois et qu’il avait complètement oublié de nous donner le porte-clés afin que la clé ne tombe pas. Une bonne heure de tracas pour une aussi petite clé.      

- Un ami d’un ami. Le meilleur pote de Xavier, Pascal, est québécois et habite à Canggu, à vingt minutes en scooter de Kuta. Ce dernier et sa femme, Nana, sont d’accord de nous héberger pour quelques jours. On découvre leur magnifique maison et leurs deux chiens. Le Guims fait du surf sur deux spots connus mais sans succès tellement les vagues sont grandes. On n’aime pas du tout la ville de Kuta car c’est trop bruyant et c’est un lieu pour faire la fête et boire. Par contre, on apprécie mieux Legian car c’est plus calme et paisible. Pascal nous donne un grand coup de main pour qu’on retrouve l’office d’immigration dans la grande ville de Denpasar afin de payer et le lendemain récupérer notre passeport. On passe également du temps avec Nana qui est océanographe et qui nous propose d’aller voir des magnifiques spots de snorkeling. Pour finir, on restera sur notre parcours initial, moins cher et plus proche.







vendredi 30 mars 2012

Java sous la pluie









Après une dizaine d’heures d’attente dans l’aéroport de Bangkok et la trentaine de piqures de moustiques sur la Sand, on s’envole direction Jakarta où l’Indonésie nous attend… plutôt Xavier. Ce backpacker québécois rencontré pendant une soirée au trek de l’Everest nous a convaincu que son pays d’accueil comportait de magnifiques endroits sauvages et authentiques. 

Les moments forts sont :

-Welcome to Indonesia. Notre arrivée tardive va profiter aux agents de l’immigration mais on ne le sait pas encore. Après avoir acheté notre visa, on arrive devant le guichet de l’immigration. Là, il nous demande notre billet de retour que l’on n’a pas. Le Guims leur explique qu’on sait renseigner à l’ambassade d’Indonésie en Thaïlande et que ce papier ne fait pas partie de la liste demandée. Il nous demande d’attendre et lorsqu’il n’y a plus personne derrière nous et que bien des autres agents sont déjà partis se coucher, ces deux compères nous demandent un bakchich. La Sand avait senti leur manigance alors que le Guims lui disait deux minutes avant : « ben non ce sont des agents officiels », quelle naïveté ce Guims ! Les agents exigent le prix d’un visa et le Guims en leur souriant leur dit que c’est un peu exagéré et leur donne finalement 10 dollars. Là, ils nous redonnent nos passeports et on récupère nos bagages avec le sourire. C’est notre premier bakchich de ce long voyage. 

-Le backpacker québécois. On passe quelques jours chez Xavier, à Sentul City, histoire de partager et d’en apprendre davantage sur ce pays. Alors qu’on s’est rencontré seulement une soirée, le contact passe de suite et il nous fait comprendre qu’on peut se sentir comme à la maison. On en profite pour regarder quelques DVD, un peu de tennis pour le Guims avec Xavier et de la bronzette pour la Sand au bord de la piscine du coin. On redécouvre les centres commerciaux appelés « mall » où l’on peut trouver des produits de chez nous au prix de chez nous. La femme de ménage de Xavier cuisine très bien indonésien et c’est à chaque fois un plaisir gustatif. On a la chance d’avoir de délicieux petits déjeuners westerns. Que du bon temps en leur compagnie sans oublier sa chienne un peu psychopathe avec nous.

-Trop de mensonges. Notre point de départ pour attaquer le mont Slamat se trouve à Baturaden. Le soir même de notre arrivée on essaye d’obtenir des informations à propos de ce trek. En une soirée, on obtient une carte pour grimper le mont Slamat mais qui part depuis Babamgan ainsi que le lieu où se trouve l’office touristique. Le lendemain très tôt, on se rend à l’office où tout commence. Après une matinée de discussion avec des pseudos guides, sans rencontrer l’agent de l’office touristique qu’on a eu au téléphone mais qui n’est jamais venu, on change nos plans pour faire le versant le plus accessible. En effet, durant les nombreuses discussions, il était impossible d’avoir des informations claires et les versions variaient sans arrêt. Afin de se rendre à Babamgan, il existe une route directe et une personne du village nous dit qu’il suffit de faire du stop pour y arriver. On suit ses conseils et on commence à pied. Juste à la sortie du village, on tombe sur la porte d’entrée du parc Mont Slamat. Là, un chauffeur de pickup nous accoste et comme il se rend à Babamgan il nous propose de nous y emmener. Au guichet du parc, deux dames nous apprennent que pour monter le mont Slamat de ce versant, il est obligatoire d’avoir un guide et qu’en ce moment, il est même interdit d’y grimper. On leur dit qu’on se rend à Babamgan et elles nous montrent la bonne direction. On se dirige vers notre pickup et on attend encore une demi-heure notre chauffeur. Dès qu’il arrive, il nous annonce que pour ce trajet se sera 15 dollars pour les deux. On lui explique que pour venir on a pris le bus public et qu’on a payé 2 dollars et que son prix est plus cher qu’un taxi. Il ne veut rien savoir et on décide d’y aller à pied. Sur le trajet, on rencontre bien des personnes qui s’arrêtent pour nous demander où on se rend. On est tout motivé même s’il fait très chaud. Après une heure et demie de marche, un bemo (petit bus) s’arrête pour nous demander où on va. On lui dit le lieu où on se rend et il nous dit que ce n’est pas du tout la bonne route. On ne voit pas où on n’a pu se tromper et il nous propose de nous emmener au bon endroit. Sans rien y comprendre, on se retrouve devant la porte d’entrée du parc où après rediscussion, ces deux dames nous disent qu’il suffisait de payer l’entrée du parc et qu’en 1h30 de marche on arrivait à Babmangan. Pourquoi ne pas l’avoir dit avant ? Enervé, on décide de redescendre dans la vallée en bus et de remonter de l’autre côté. Arrivé à la station de bus de Porkerto, on trouve un bus public qui peut nous emmener à ce village. On discute du prix et on embarque. Dans le bus, on se rend compte que les locaux payent 10 fois moins que nous et jusque-là on reste calme. Après 45 minutes de bus, le chauffeur nous demande de descendre en plein milieu d’une intersection et nous mentionne que notre destination finale est dans cette direction. Là, on est très fâché car de nouveau, ils nous ont mentis sur le prix, la durée du trajet et le lieu où on doit se rendre. Le Guims est sur les nerfs et il décide qu’il ne prendra ni bus ni taxi même s’il doit marcher toute la nuit. On est fatigué de toujours se battre pour à chaque fois obtenir la fausse information. Trente minutes plus tard alors que le soleil commence à se coucher, une voiture s’arrête et Ibnu descend... notre bonne étoile est arrivée.

-Notre bonne étoile est un jeune homme de 24 ans qui a été invité par Rip Curl à suivre une formation en Australie pour devenir professeur de surf. Ce dernier maîtrise donc très bien l’anglais. Il nous explique que le chemin est encore long et qu’il n’y a pas d’hôtel où on pensait dormir. C’est avec un grand enthousiasme qu’il nous invite à passer la nuit chez lui. On est un peu méfiant surtout la Sand après tout ce qui nous est arrivé durant cette journée et il nous explique que l’argent ne va pas entrer en compte. On passe la nuit et le lendemain il nous conduit au point de départ pour le trek du mont Slamat. Un jour après, il revient nous chercher et nous propose de passer plus de temps chez lui ce qu’on accepte tout-de-suite. Il nous fait découvrir son village où énormément de personnes veulent faire une photo en notre compagnie. Pour certains, c’est la première fois qu’ils voient des bules (étrangers) et on se sent comme des stars. Il nous explique la vie au village et nous montre son jardin qui ressemble plutôt à la jungle où tout pousse (bananes, tucos, noix de coco, papayes, snake fruits, rizières…). On passe de maisons en maisons car les gens veulent nous voir et on mange des spécialités locales (bakso, ayam sate, bananes séchées salées…). Au final, on passera deux jours chez lui et on tient à le remercier pour son hospitalité et sa gentillesse.  

-Trek au Mont Slamat. On attaque l’ascension du mont et très rapidement on se rend compte qu’il fait chaud, humide et qu’on s’enfonce réellement dans la jungle. Le chemin est boueux, pentu, glissant et à plusieurs reprises on doit parcourir de courtes distances accroupies sous des tunnels de végétations, ce qui n’est pas évident avec nos sacs à dos. La montée se fait gentiment et on est surpris de la difficulté. En fin de journée, on arrive au dernier camp de base prévu pour planter la tente où on a une magnifique vue sur toute la vallée. On hésite à rester là étant donné le mauvais temps qui arrive et les gros rochers au-dessus de nous. Au final, on redescend d’un palier dans la jungle pour être mieux protégé. C’est à ce moment-là qu’on rencontre une bande d’étudiants indonésiens frileux avec qui on partagera l’ascension et qui feront goûter au Guims leur succulents plats. Le lendemain matin, le temps est clair et on a un beau lever de soleil sous nos yeux. Arrivé au sommet, la vue est dégagé et splendide. Le volcan est en activité et il se trouve à 3400 mètres. La descente nous fait beaucoup rigoler car on tombe au moins une douzaine de fois. Même que la Sand s’est retrouvée à quatre pattes, tête en bas, morte de rire sur le sentier. 

-La visite de ratatouille. Xavier nous retrouve à Yogyakarta et l’on part en scooter retrouver un de ses amis australien, Daryl, qui vit à Kukup. Après deux heures de route et une belle averse, on arrive au petit village. On va passer trois jours à découvrir les plages avec ces énormes vagues. Un soir, il y a une forte pluie qui inonde une partie de la maison. Par chance et juste à temps, Daryl arrive à stopper l’eau avant qu’elle atteigne le salon où on dort. Durant la nuit, le Guims se lève pour aller aux toilettes et là, il fait la rencontre avec un scorpion noir. Quand il revient se coucher, il avertit la Sand de ce qu’il vient de voir. On se rendort alors que la pluie continue à tomber. Soudain, la Sand sent quelque chose de moite sur sa joue et se redresse. Au même moment, le Guims sent quelque chose lui tomber au visage et qu’il le griffe un peu au cou. Il demande à la Sand pourquoi, elle lui a donné un coup. C’est alors que la Sand prend la lampe frontale et on voit un gros rat s'enfuir. Le Guims se rendort gentiment alors que pour la Sand la nuit est terminée.     

-Une saison des pluies non terminée. On se trouve à fin février sur l’île de Java et il pleut régulièrement. On souhaite faire l’ascension du mont Lahou mais dès notre arrivée au village il pleut en continue. Le lendemain, on met le réveil à 6h30 pour commencer ce trek mais, devinez quoi, il pleut. On se rendort et une heure plus tard, il y a du soleil qui ne durera pas longtemps. Dès 13h00, la pluie est de retour et on décide d’y renoncer. On part le lendemain en espérant que le temps sera meilleur pour apercevoir le mont Bromo. On fait le trajet en train où il y a beaucoup de vendeurs de nourriture, de jouets, de journaux et de bruit. C’est un peu une ambiance de fête également avec les musiciens. On a bien du plaisir à faire ce trajet même si c’est très fatigant. On arrive au Bromo et au bonheur, il y a du soleil. On en profite pour aller voir le volcan et sur le chemin du retour, il commence à pleuvoir. Le lendemain, on souhaite grimper au point de vue pour observer le lever du soleil mais à 4h30, la pluie est au rendez-vous. Là, on en a marre et on décide d’aller sur l’île de Bali en espérant que le temps sera meilleur.